vendredi 16 mars 2018

Les Baths ... magiques !

Nous sommes partis vers les Baths, au sud de Virgin Gorda, mercredi matin. Le vent était bien orienté, juste à la bonne force et la navigation à 9 n dans le Sir Francis Drake channel, c'est sympa ! On a doublé un catamaran de location qui ne s'est pas donné la peine de sortir les voiles ... eh bien un voilier, ça avance largement plus vite à la voile qu'au moteur !

On repère les Baths de loin à la floppée de bateaux sur bouée. On choisit d'aller mouiller à côté de Teiva, sur la plage juste au Nord, nettement moins encombrée. Magnifique plage sur laquelle on débarque en canoé.

 








On prépare les sandwichs et nous voilà tous partis vers les vraies Baths, en annexe et canoé. Nous passerons la journée au milieu de ces rochers aux formes bizarres à la grande joie des loulous qui escaladeront, se faufileront dans les trous !
Et finalement, après une courte réflexion, ils sauteront des rochers ! Julien, qui ne veut pas être en reste sautera aussi ... pour se rendre compte que vraiment, il n'y a pas beaucoup d'eau pour sauter de si haut !!
En fin d'après-midi, les hommes repartent avec les enfants à pied par la plage. Marie-Claire et moi retournons à l'annexe en canoé et on en profite pour aller faire un tour sur la dernière plage (celle inaccessible par la terre : pas de sentier et escalader les rochers est trop risqué). L'arrivée en canoé est scabreuse : la petite houle qui s'est levée toute la journée commence à bien se fracasser sur la plage !





En suivant (à contre-sens) des flèches sur les rochers, nous découvrons un petit chemin style labyrinthe au milieu des rochers avec des "piscines" intérieures, des passages avec escaliers en bois ... Il faudra revenir avec les enfants !
Au départ de la plage, l'amarre de mon canoé se prend dans un rocher ... juste avant qu'un rouleau arrive ! Le canoé se met en travers et BWARF !! il me fauche et me ramène jusqu'à la plage ! Heureusement plus de peur que de mal et on quitte la plage sans autre péripétie.
Une journée de plage, ça fatigue et on remet au lendemain la balade dans les rochers. En plus, Théo et Violette se sont passés le mot :
- Théo a perdu ses lunettes en jouant dans les vagues
- Violette a enlevé sa casquette et ses lunettes pour faire pareil ... mais les a oubliées dans le rocher qu'elle avait choisi et quand elle est revenue, les vagues les avaient emportées !
Les parents optimistes que nous sommes ont cherché ... longtemps dans les vagues : résultat mitigé mais inespéré. J'ai retrouvé les lunettes de Violette !
Une grosse houle s'est installée le soir et le matin, elle était encore plus grosse : débarquement sur la plage impossible aujourd'hui. Dommage ! Enfin on se fait une raison et on part vers Anegada, une île plate (un peu de sable et de cocotiers qui dépassent d'un récif coralien, un peu comme Barbuda) au nord de Virgin Gorda. Le vent est bien orienté et la navigation est rapide et agréable.
Mais c'est la déception à l'arrivée : l'eau est très très trouble, les plages pleines d'algues et des vestiges d'Irma, le fond en bord de plage : des algues et un mélange de sable et de vase ... On est loin de la plage de carte postale ! Un petit tour à terre où l'on trouve quelques bars, restaurants ouverts, une toute petite épicerie et des loueurs de voitures et scooters. On retrouve ici l'équipage de JAD (Just a dream) et à la demande générale des enfants, on fait quand même une sortie plage ...
On passera un bon moment à déterrer un canoé, aux 2/3 enfoncé dans le sable ... mais c'est la déception une fois dégagé : il est rempli de sable aussi à l'intérieur ! Irrécupérable.
Pour se remettre de toutes ces déceptions, nous nous retrouvons tous autour ... d'un apéro bien sûr, sur le JAD, le lagoon 400. Un beau bateau aussi, avec coque propriétaire. Pour une fois, la deuxième coque est bien pensée aussi avec une grande salle de bain centrale et non une petite salle de bain par cabine comme on le trouve beaucoup sur les bateaux charters. Emilie et Olivier ont privilégié l'option location pour 6 mois, ce qui leur a permis de faire une belle parenthèse, avec les enfants, sans tous les tracas qu'ont parfois les propriétaires ! Ils arrivent bientôt au bout de leur boucle puisqu'ils rendent leur bateau dans un mois au Marin, en Martinique. On leur souhaite de profiter jusqu'au bout de cette belle aventure.
Quant à nous, on quitte Anegada vers le nord de Virgin Gorda, qu'on espère plus joli et moins agité. Enfin avant ça, on va récupérer sur la plage les tongs et la casquette de Violette, abandonnés là discrètement la veille ! Incorrigible Violette !

jeudi 15 mars 2018

BVI : pannes sous le soleil

La vie à bord n'est pas toujours aussi idyllique qu'elle le paraît quand vous lisez ce blog. Une petite galère se transforme souvent en gros problème car nous sommes loin des grosses villes où l'on trouve tout et avant que la poste ne nous livre ...
Tout ça pour dire qu'on peut vite se retrouver dans la m...
Démonstration : notre guindeau qui nous a bien enquiquiné en Martinique, avait retrouvé une seconde jeunesse (après avoir dégrippé les charbons, remplacé un ressort ... Julien est devenu le pro du montage et démontage de ce guindeau !) mais ce n'était qu'un second souffle ! Et là, on sent bien qu'il n'est pas loin de la fin : la vitesse de descente ou de remontée de la chaîne est variable, il fume, il chauffe ... ce n'est pas bon tout ça !
Sur Lotus, pas de solution de secours : le guindeau marche ou il faut remonter sa chaîne (de 12 mm) à la main et au bout, nous avons une belle ancre de 35 kg !! Sachant qu'on mouille souvent par 10 m de fond et qu'on met 40 m de chaîne ... On ne tient pas à faire l'expérience de la remontée manuelle.
Donc Julien est parti (toujours à Road Harbour, à Tortola) à la recherche d'un technicien pour un diagnostic de pro et il l'a trouvé. Le mécanicien est venu à bord très gentiment et a examiné le moteur un moment avant de confirmer ce que l'on craignait : le moteur a pris l'eau et le grippage est interne. Il va tenir encore un moment mais combien de temps durera l'agonie ?
Bon, le moteur de rechange est déjà commandé mais pas encore livré à papa ; peut-être peut-on se le faire livrer ici ? Mais pour cela, il faut une adresse !!
Voilà Julien reparti pour trouver une adresse et si possible trouver aussi la pièce abîmée de notre avale-tout. Il doit aller à la marina voisine : trop de mer pour y aller en annexe ... mais nous avons à bord un vélo ! Enfin quand on le sort de la soute avant, l'état de rouille avancé du vélo nous fait douter. La dernière fois qu'il avait servi, c'était avec Richard à Marie Galante en octobre 2017 ... et je suis sûre qu'il se souvient de la longue séance de dégrippage !! Enfin, je l'amène en annexe sur un ponton et Julien réussit à déplier le vélo avant de le pulvériser de WD40 (l'ami du marin !) ... mais rien n'y fait : pas moyen de dégripper l'ensemble et même quelques coups de pieds amicaux (il faut bien que Julien décompresse) n'auront aucun effet. Le vélo finira dans une benne ("ça fait 12 kg en moins sur le bateau !" sera le seul commentaire que je peux retranscrire ici) et Julien fera du stop (la marina est à 5 km).
Il reviendra une heure plus tard avec la pièce de l'avale tout et une adresse : trop fort Julien ! (pendant qu'il se balade et fait du tourisme, je tiens quand même à dire que notre mouillage est bien agité et que moi, je me coltine le CNED avec une Violette "enthousiaste" !).

Comme on ne peut rien faire d'autre pour l'instant, nous quittons le mouillage vraiment inconfortable vers Norman Island (célèbre pour ses grottes et son trésor, dont parle Robert L. Stevenson) où nous mouillons dans the Bight.
Julien est tout content : nous sommes arrivés avant Teiva (pour les non initiés, Teiva est un outremer 45 : dans le monde des bateaux, c'est un catamaran léger et rapide. Notre Privilège est plus lourd et donc moins rapide ... normalement).
La baie est bien protégée et enfin nous voilà au calme ! Nous avions commencé par prendre une des bouées de mouillage disponible, mais seulement 5 minutes après notre arrivée, un zodiac est passé pour nous réclamer 30 dollars : on voit tout de suite le budget si chaque nuit dans les BVI nous coûte 30 dollars (nous avons prévu de rester 15 jours !). Nous préférons donc nous déplacer et jeter notre ancre.

Le lendemain, Julien redémonte le guindeau pendant que Violette fait école. Il trouvera un charbon déconnecté et il le remonte, confiant. Vers 10h, pleins d'énergie, nous décidons de faire une petite randonnée avec Teiva.
De la plage, on aperçoit un chemin sur la colline ... mais pour y accéder, c'est une autre histoire ! Le cyclone (toujours cette satanée Irma !) a cassé tous les arbres et l'accès au sentier n'est pas évident. Jean-Roch nous appelle : il a trouvé un passage jusqu'au sentier ... Après avoir progressé dans les broussailles en escaladant arbres cassés et branchages divers (avec épines pour certains !), moi avec Lilas sur le dos, on finit par s'arrêter et voter unanimement le demi-tour parce que le sentier, on n'y est pas encore !!
On ressortira égratigné, suant, transpirant ... et finalement, on rentrera sur nos bateaux après une petite baignade ! C'est tuant les randos ! On se retrouve tous sur Lotus pour déguster 1 m de pizza. Qui dit pizza, dit four allumé, dit dessalinisateur en marche (tant qu'à faire tourner le groupe électrogène, on rentabilise). Et alors que les gâteaux au chocolat cuisent, le dessal s'éteint brusquement ! Allons bon ! Julien essaie de le relancer mais il se met en alarme puis refuse carrément de redémarrer. Aïe ! Un bateau sans dessal c'est tout de suite la galère ! En plus, nos cuves sont loin d'être pleines (capacité 640l, on est à 200 l ...). Julien y passe un moment avec l'aide de Jean-Roch mais ne trouve pas la panne. Inquiétant !
Pour se changer les idées, nous irons en annexe voir les "fameuses grottes" : petit tour dedans en palmes masques et tubas. C'est vite fait : la première est peu profonde (un gros barracuda au fond incite à la prudence) et la deuxième l'est beaucoup plus mais étroite et on n'a pas envie de s'enfoncer dans le noir ...
On finira sur la plage au fond de la baie Blight. Un joli bar y est installé (à côté d'une autre construction en ruine, vestige d'Irma encore) et la plage est "artificielle" mais les loulous s'amuseront bien. On s'aperçoit aussi qu'un chemin, dégagé cette fois, part vers les collines.
Le soir, Julien passera un long moment en tête à tête avec le dessal mais son charme n'agira pas : le voyant alarme refuse de s'éteindre. On n'a plus de dessal ! Restriction d'eau sur Lotus.
Evidemment, nous sommes samedi donc le service de dépannage de Dessalator (efficace à ce qu'il paraît) ne sera joignable que lundi.

Dimanche, nous passons une partie de la matinée sur le CNED et sur le dessal (Jean-Roch est venu nous prêter main forte, et même Gilbert de Vent d'Ailleurs, nous appelle car il avait aussi eu une panne sur son dessal). Rien n'y fait ! On verra lundi.
Nous voilà repartis en randonnée : il fait chaud, très chaud et ça grimpe ! Mais on parviendra au sommet de la colline pour prendre quelques jolies photos. Arrivés aux antennes, deux options : trouver un chemin pour descendre direct à la plage ou faire le chemin inverse.
Jean-Roch part devant ... ça me semble scabreux encore ... je fais demi-tour avec Violette et Julien. L'équipage de Teiva se lancera dans la brousse et tombera finalement sur un petit sentier !

Nous les retrouverons installés sur la plage.
Après un petit vol du drône, nous appareillons pour l'île suivante : Peter Island où nous comptions aller mouiller à Deadman bay.

Teiva, parti devant, choisit Great Harbour, car ils craignent que la houle rentre dans notre destination. Nous essayons quand même : nous mouillons par 3m de fond dans une eau cristalline, devant une très jolie plage. Le sable est doux et fin, les tortues sont présentes et le plan d'eau est calme. Top !!
Teiva nous rejoindra le lendemain matin. Julien s'est levé à l'aube pour appeler le SAV de dessalator : le technicien lui dit de déconnecter le pressostat et d'essayer. Et ça marche !!! Youpi !! Il nous faudra commander le pressostat mais le dessal peut fonctionner sans (on n'a plus de sécurité contre une surpression mais en le faisant fonctionner au mouillage seulement, ça devrait aller). Papa nous amènera la pièce (200 euros le pressostat quand même !) à Panama. Il nous amènera aussi le moteur du guindeau  car la livraison ici s'avère problématique (6 semaines de délai ...).
Il n'y a plus qu'à croiser les doigts pour que  notre moteur tienne jusqu'à Panama !
En attendant, on se détend un peu (le dessal nous avait donné un coup au moral !) : la plage est magnifique. Avant le passage d'Irma, cette baie devait être vraiment superbe. Maintenant la nature a un peu repris ses droits : l'hôtel de luxe est vide, car en réfection et on a la plage pour nous tout seul ! Enfin on la partage avec Teiva volontiers.
Teiva partira mardi matin pour les petites îles voisines ... nous on choisit de paresser dans la jolie baie : le plan d'eau est protégée et le palme/masque/tuba est bien sympa. J'ai pu voir une grosse tortue, accompagnée par deux beaux poissons, une plus petite, une raie pastenague et une raie léopard (timide, elle n'est pas restée pour la photo ... et je ne fais pas le poids à la course !).
L'après-midi, Julien reprend ses activités habituelles (après ses heures de dépannage !) : nage et pain !! Il fera aussi un peu de kayak et s'arrêtera auprès d'un lagoon 400 arborant le pavillon français : "Just a dream" (JAD), un catamaran en location 6 mois avec une famille de 2 enfants (2 garçons 6 et 9 ans) : Violette est ravie d'avoir des compagnons de jeux et nous discutons avec les parents.

Le lendemain, nous repartons vers les Baths, au sud de Virgin Gorda mais nous les reverrons peut-être à Anegada.

Petite info côté formalités : nous avions payé environ 50 dollars pour rester 10 jours dans les BVI. Nous apprenons avec surprise que JAD a payé 780 dollars pour une semaine !! D'où vient une telle différence ? Eh bien, ils sont sur bateau de location donc soumis aux règles des charters : il y a une taxe pour le bateau et une taxe de 16 dollars par personne et par jour (enfant = adulte) est appliquée ! Ils étaient 6 à bord pour la semaine ... la facture est salée !!


vendredi 9 mars 2018

De Saint Martin aux BVI

Mardi 6 mars fut une journée bien chargée (même programme sur Teiva) :
- navigation vers Marigot depuis l'îlet Pinel
- remplissage des bidons de fuel par annexe
- formalités (à Marigot, il faut les faire au petit ship qui se situe vers Sandy ground, juste à côté des pompes à essences, avant le pont levant : un ordi est à votre disposition et c'est gratuit. Cela incite à donner un petit quelque chose pour la SNSM dont la tirelire est judicieusement placée là !)
- un peu de CNED
- des courses faites au Super U de Marigot, étonnamment bien achalandé. Alors forcément, on se charge ... et on regrette en faisant le retour sous un soleil de plomb.
- le changement de mouillage pour se mettre près de Vent d'Ailleurs, à l'ouest de la baie pour être un peu plus à l'abri de la houle qui rentre,
- un petit tour au ship dans le lagon, côté hollandais

La ville de Marigot est dévastée : Irma a fait de gros dégâts (toitures arrachées, certains bâtiments effondrés ...). La ville qui n'était déjà pas très jolie fait peine à voir. 6 mois après, les rues sont encore encombrées de débris, les panneaux de signalisation tordus et à terre ... On voit des ouvriers sur certains chantiers mais dans l'ensemble, la population vit dans ce bazar et ne semble pas décidée à retrousser ses manches. Peut-être est-ce un problème d'assurance qui ralentit la reconstruction ? ou le côté nonchalant de la population locale ?
Notre ballade en annexe dans le lagon nous a permis de constater les dégâts côté maritime : beaucoup de bateaux sont sans mâts (sur l'eau comme dans les chantiers). Certains ont visiblement été coulés puis remis à flot, petits comme très gros ! La marina de Marigot côté lagon est en miettes et donc vide.
Tout le littoral est ravagé avec des maisons et appartements qui finissent de tomber en ruine car laissés à l'abandon. Peut-être est-ce là l'occasion de réaménager le littoral de l'île : que ce soit du côté hollandais comme du côté français, Saint-Martin a perdu 90 % de son charme à force de construire "sur" la plage. Les plages se réduisent souvent à 4 m de sable adossé à un mur en béton nu ... Laisser une zone inconstructible permettant d'avoir un peu de végétation aurait certainement limité les dégâts de l'ouragan.

Mardi soir, nous nous réunissons sur Teiva pour un dernier apéro avec Vent d'Ailleurs qui a décidé de redescendre vers la Guadeloupe dès maintenant, sans faire les BVI. Isabelle préfère limiter les longues navigations pour mieux apprécier les derniers mois sur son beau lagoon. Nous leur souhaitons une belle transat retour et de belles aventures dans leur nouveau projet (camping car).

Quant à nous, nous appareillons comme prévu le soir même pour les BVI qui sont à environ 80 Nq, ce qui nous permettra d'arriver tranquillement de jour, le lendemain matin. Teiva devait faire de même mais on a senti un net manque de motivation ... et une grosse fatigue. Ils resteront une journée de plus, pour avoir le temps de visiter un peu et nous rejoindront plus tard.
Côté météo, Julien (après lecture des GRIB), a pronostiqué la "météo idéale" alors forcément, on est obligé d'y aller ! Et effectivement, le vent est bien orienté (travers puis du 120 degrés), entre 15 et 20 kt (annoncé 10 kt par les GRIB). La grosse houle est toujours présente mais ça ne remue pas trop et on file à 8/9 kt toute la nuit.
Au petit matin, Julien, plein d'espoir, met la ligne à la traîne ... les îles sont bien en vue. Aucun poisson ne mordra mais nous aurons la chance d'apercevoir au loin deux baleines. Vers 9h, nous arrivons près des Baths, les plages de carte postale de Virgin Gorda ... bon ... on reviendra plus tard car à l'heure actuelle, c'est un bon site de surf avec de belles déferlantes !
Nous continuons donc vers Tortola et cherchons une baie protégée ET jolie ! Les traces d'Irma sont visibles ici aussi : les maisons sont bien amochées, les arbres cassés ... Nous passons vers Marina Cay, un îlot paradisiaque ... mais pas par ce temps. On continue vers White bay un peu plus loin. La plage est superbe mais le mouillage bouge ... bah on est fatigué alors on reste et cela nous bercera le reste de la journée. Avouez que c'est joli non ? La couleur de l'eau est particulière : les fonds ont été brassés par la houle ces derniers jours et c'est laiteux partout ! On ne voit même pas nos safrans ! Mais où sont les eaux cristallines des BVI ?
Le lendemain, on se décide à aller faire les formalités à Road Harbour, la ville principale des BVI, sur l'île de Tortola. Nous sommes rejoints sur place par Teiva qui est parti la veille au soir. Ici aussi, on voit partout les ravages d'Irma. Nous irons faire un tour dans la marina de Whickhams cay dans laquelle on trouve la flotte des bateaux à louer de Moorings, Sunsail et Dreamyachtcharter (ces 3 sociétés n'en forment plus qu'une en fait). Il reste de beaux bateaux mais le chantier porte encore la trace évidente du passage d'Irma et beaucoup d'unités à l'eau ont juste été renflouées et attendent une remise en état (et il y a du boulot !!). 
Nous cherchions un shipshandler pour trouver la pièce de rechange de notre avale-tout qui a littéralement "fondu" ... 3 magasins plus tard, il faut nous rendre à l'évidence : ça ne sera pas ici !
Côté formalités, il faudra déjà trouver l'emplacement des autorités ... déplacées à cause d'Irma. Elles sont maintenant vers le dock principal des bateaux de croisière (nous sommes restés 2 jours, nous n'en n'avons pas vu un ... les croisiéristes ayant certainement déplacé pour cette saison leur activité vers le sud des Caraïbes, moins touché !).
Côté tarifs, nous avions entendu tous les sons de cloches (de 8 dollars à 240 !) ... au final, cela coûte 10 dollars par personne à l'immigration + 16,50 dollars aux douanes (cela dépend de la période ? ... la douanière n'a pas été très claire là-dessus ; du nombre de personnes, de la taille du bateau ... Pour info, Teiva a payé 14 dollars pour son cata de 45 pieds, 3 personnes). Peu importe la durée du séjour et il vaut mieux annoncer plus long et partir avant que l'inverse (c'est mieux vu).
Bon cela nous a pris pas mal de temps ... on partira seulement ce matin pour notre périple dans les îles magnifiques (enfin on espère !) des BVI. Au programme : on commence par l'île la plus sud : Norman Island puis Peter Island, Cooper Island ... et on remonte jusqu'à Virgin Gorda. Selon le temps, on ira jusqu'à Anegada pour ensuite rallier Jost Van Dyke (la dernière île la plus à l'Ouest où l'on pourra faire les formalités de sortie). De là, nous partirons vers les îles Turks and Caicos ... mais avant, à nous les BVI !!