vendredi 17 janvier 2020

Presqu'île de Coromandel

Nous avons passé quelques jours très ventés autour de l'île de Waiheke. J'ai profité d'une escale près d'une grande plage pour réessayer mon drone qui fonctionne parfaitement ... J'attendrai quand même d'être près de la plage pour le refaire décoller du bateau, simple principe de précaution


Nous passons le temps différemment qu'en Polynésie : pas de baignades (l'eau est très froide !) mais quelques ballades, des jeux de plage, de longues séances d'école, des soirées avec les amis ...
Au final, nous avons fait le tour complet de Waiheke puisque nous nous sommes retrouvés dans Oneroa bay (la baie où nous avions retrouvé Appel d'air le 30 décembre !).

Un petit ravitaillement plus tard, nous voilà partis en direction de la presqu'île de Coromandel.


Evidemment, le jour où nous en voulons, le vent se fait timide ... il suffira à gonfler notre spi au début puis disparaîtra complètement. Tant pis, un peu de moteur nous permettra d'avoir de l'eau chaude pour notre douche du soir (le moteur bâbord fait chauffer l'eau à bord et depuis notre arrivée en Nouvelle Zélande, nous avons arrêté les douches froides parce qu'elles avaient viré aux douches glacées !). Nous croisons 2 bancs de dauphins en chasse et des petits pingouins (quand on vous dit qu'elle est froide l'eau !!) et nous nous arrêterons au bout de la presqu'île de Coromandel. Les filles ayant été particulièrement pénibles aujourd'hui (eh oui, maison ou bateau, les tracas quotidiens sont les mêmes : en ce moment, c'est la guerre pour l'école !), nous nous réconforterons avec un apéritif sur Appel d'air, sans elles, rejoints par 6Gone qui a réussi à trouver notre mouillage en fin de journée.


Le lendemain, nous continuons jusqu'à Opito bay. Cette fois, il y a un peu plus de vent, par rafales (dues au relief de la côte). Nous partirons les derniers mais nous rattraperons Appel d'air puis 6Gone. Julien est content : ok, nous avons le cata le plus grand mais ça fait toujours plaisir. 6Gone met en place son genaker quand on le dépasse ; Julien déroule le nôtre ... nettement plus petit mais efficace : il nous permet de rester devant, et même de les distancer un peu. Une bonne journée pour Julien !

La baie d'arrivée est immense, bordée d'une grande plage de sable blanc ... dommage que l'eau soit à 14° (thermomètre du bateau) ; d'après 6Gone, c'est 17° ... oui, sur les 10 premiers centimètres certainement ! Quoi qu'il en soit, on n'est pas des pingouins et on optera pour une petite ballade sur la plage plutôt qu'une baignade !
Nous avions laissé Violette et Aure à bord pendant que nous montions l'escalier (sentier toujours bien aménagé) qui mène en haut de la colline pour de belles prises de vue. Quand nous revenons, les enfants se sont multipliés : Lilas, Mathéo, Axel et Noémie sont à bord maintenant. Julien se réfugie dans notre cabine pour jouer tranquillement et moi, je savoure mon goûter (sous l'oeil intéressé de la jeune troupe) ... rassurez-vous, ils ont déjà goûté ! ... ce qui ne les empêche pas de roder autour de moi, l'oeil luisant !
Heureusement, nous avons à bord l'arme ultime pour les occuper : la Wii !

Le lendemain, c'est l'anniversaire de Mathéo. Après une matinée studieuse (et difficile comme souvent en ce moment), nous récupérons à bord la plupart des enfants dans l'après-midi, et le reste des troupes pour le goûter d'anniversaire un peu plus tard. Chaque bateau a fait des gâteaux, Mathéo est gâté et tout le monde se régale. Encore un bon moment !

La plage nous tend les bras le lendemain : le temps est au beau fixe, le vent est calme ... ça nous donnerait presque envie de nous baigner !
Le matin est consacré à l'école, pour les hommes restés à bord, et aux courses pour les femmes : nous profitons de la voiture gentiment prêtée par les néo-zélandais qui ont essayé 6Gone en navigation hier pour aller jusqu'à Whitianga. La route qui y mène n'est pas toujours goudronnée : les néo-zélandais aiment avoir des maisons de vacances loin de tout. Opito bay en est l'exemple type : il y a un grand lotissement de très jolies maisons de vacances qui donnent sur la plage immense et magnifique. Beaucoup ont un tracteur dans leur jardin, qui leur permet d'amener sur la plage leur petite vedette afin de faire un tour en mer. On est loin du dénuement et de la simplicité des Tuamotus.
L'après-midi, je propose à Julien une ballade le long de la plage ... presque 2 h plus tard, nous sommes de retour à notre annexe : c'est qu'elle est longue cette plage !!
Nous finissons la journée avec un enfant de plus : soirée pyjama à bord pour Axel et Lilas.

12 janvier : nous quittons notre magnifique mouillage pour aller mouiller, une heure de nav au moteur (pas un pet de vent !), plus loin devant la plage de Cathedral cove (plage où l'on trouve une grotte que l'on peut voir dans un des films Narnia). Pas de vent ... allez, je fais voler le drone (avec quand même une légère appréhension) ... et tout se passe bien. Nous avons bien fait d'arriver tôt ce matin : le mouillage se remplit de petits bateaux, vedettes, jet-skis, canoë ... pendant que nous profitons de la plage. Les enfants se baigneront même (18° près de la plage) !

L'après-midi, l'équipage d'Appel d'air nage jusqu'à notre bateau ... bon, il ne sera pas dit que je ne me serai pas baignée : alors à condition de ne pas arrêter de bouger, il est possible de repousser l'hypothermie pendant une trentaine de minutes mais c'est duuuur !!

Le lendemain, nous quittons le mouillage vers la "hot water beach". C'est l'attraction touristique du coin : armé de pelles, il faut creuser à marée basse à un endroit "précis" de la plage (c'est quand même assez large) pour trouver une source d'eau chaude et pouvoir profiter d'une "baignoire" improvisée à bonne température.


Le mouillage est un peu rouleur et l'arrivée sur la plage est sportive : nous choisissons de débarquer en canoë et rejoignons la cohorte de touristes et néo-zélandais qui creusent d'arrache-pied. L'eau doit effectivement être chaude puisque certaines baignoires "fument" ! Tiens, il y en a quelques unes de disponibles, déjà creusées ! OUAH !! en fait, si elles sont vides, c'est parce que l'eau est brûlante : d'ailleurs nous avons parfois les pieds qui brûlent en marchant sur les veines d'eau chaude qui ruissellent sur la plage ! Donc, en se méfiant des sources trop chaudes, nous avons tous profité de nos baignoires. Les filles ont trouvé l'eau trop chaude et ont préféré jouer dans les vagues avec leurs planches.


Le mouillage étant agité, nous quittons la plage assez tôt pour pouvoir changer de mouillage. Le départ de la plage est épique ! Les vagues qui sont marrantes à prendre avec une petite planche, le sont moins quand on doit les passer pour partir !

Le départ est simultané pour les 3 bateaux mais avec un éclatement pour les destinations : ils continuent vers le Nord et nous choisissons Whitianga, petite station balnéaire avec une marina, dans un bras de rivière. Il y a 2 noeuds de courant et très peu de place pour mouiller (beaucoup de bouées). Nous faisons un essai mais nous n'avons pas assez d'eau sous la quille (eh oui, il faut penser aux marées ici !). Nous relevons le mouillage et dans la manoeuvre, Lotus a un comportement bizarre ... il nous faudra un peu de temps pour comprendre que la goupille qui relie la commande du moteur bâbord à la poignée a cassé : le moteur était donc bloqué en marche arrière alors que je pensais être en marche avant ! Plus de peur que de mal puisque nous nous dégageons sans rien toucher de ce mouillage trop scabreux (entre le courant, les autres bateaux, les bouées à moitié immergées, le peu de fond ...) pour aller mouiller devant la grande plage à l'extérieur. Nous subissons une longue houle mais c'est beaucoup plus tranquille.
2 jours à Whitianga (dont un sous la pluie !) nous permettrons de nous ravitailler, de nous faire livrer un nouveau cône pour notre hélice bâbord, de faire des lessives, de manger des fishs and chips, de profiter du grand parc de jeux pour les filles, de donner quelques affaires à une boutique "second opportunity", de nous débarrasser de nos poubelles (pas évident : ici, ils cadenassent leurs bennes et il faut un code pour pouvoir les déposer à la marina) et de livrer le château playmobil à notre acheteur (vendu sur Trademe, le site d'occasion des néo-zélandais).
Nous repartons le 16 janvier dans l'après-midi pour rejoindre Appel d'air à Great Mercury Island. Belle plage encore avec la gracieuse autorisation des propriétaires de l'île de se promener à condition de ne pas embêter leurs moutons et de ne pas pénétrer dans la forêt. Le coucher de soleil est paisible : la nuit au mouillage s'annonce tranquille avec un seul bateau voisin (et copain !)


Le lendemain matin, Julien prend son courage à deux mains et enfile sa combi intégrale : en quelques minutes (motivé par la température de l'eau, toujours pas tropicale !), il change l'hélice bâbord. Test concluant : Lotus est de nouveau parfaitement manoeuvrable au moteur (enfin !).

Bon, après ça, journée glandouille ? Eh non, nous voguons vers Great Barrier Island (40 M quand même) pour rejoindre les 6Gone dans la Smokehouse bay, charmante et très protégée baie : l'entrée se réduit à un passage de 50 m de large, heureusement profond.
Le soir, c'est soirée galettes bretonnes à bord de Lotus (eh oui : nous allons bientôt nous séparer d'une partie de nos affaires qui vont rentrer en France, dont la plaque à crêpes, alors autant qu'elle serve avant). La garniture est néo-zélandaise : fromage en cube (après l'EDAM et le TASTY, nous avons goûté le MILD), ce qu'ils appellent "ham" (alors on traduit "jambon" mais on a un doute quand on le regarde et surtout quand on le goûte) et pour les oeufs ... en fait rien à dire : ils ont la même forme que les oeufs français ! Evidemment, pas de galettes sans cidre ... néo-zélandais : clair comme de l'eau et en bouteille plastique ... Enfin, tout le monde s'est régalé quand même et comme souvent, beaucoup ont voulu tester ma crêpière électrique (marque Krampouz avec leur étaleur breveté), avec plus ou moins de succès !

Le 17 janvier, nous profitons du vent pour se rapprocher d'Auckland (les jours suivants, il y aura pétole). Effectivement, nous naviguons avec 20 kt de vent au début mais il disparaît 2 h plus tard ... et Julien devra se résoudre à faire un peu de moteur. Un requin choisit ce moment-là pour croiser notre chemin tranquillement : nous verrons d'abord son aileron avant de reconnaître sa forme particulière : c'est un requin marteau !
5/6 kt, le vent reprend ... allez, on envoie le spi et on coupe les moteurs !
Forcément, on se traîne au début ... mais le vent forcit peu à peu vers 10 kt, nous permettant  tranquillement de rattraper 6Gone (sous genaker rouge sur la photo) pour arriver à Motuihe island.


Programme à venir : le 22 janvier, nous débarquons les affaires que nous voulons rapatrier en France, en même temps que 6Gone. Nous avons eu la chance de trouver une place en marina : pour les catamarans, elles sont rares !
Je remplis des cartons depuis quelque temps, stockés dans la cabine avant bâbord : les placards de Lotus se vident peu à peu ... mais ça ne se voit pas vraiment encore. Il faut choisir (jeter ou garder ?), faire des "tas" à donner, penser aux futures valises, demander aux filles de trier leurs jouets et leurs livres, conserver ce qui nous sert tous les jours et qui restera à bord par la suite ...
Tout ça a un petit goût de fin ... mais nous avons encore du temps pour profiter, heureusement !

Allez, un petit film pour avoir une version plus vivante de ce joli mois de janvier.







vendredi 3 janvier 2020

bonne année 2020 !

Samedi 28 décembre, Julien fait un aller-retour jusqu'à la marina d'Opoa en annexe pour essayer de trouver un cône de remplacement à nos anciennes hélices. Peine perdue : Volvo est fermé et l'autre magasin, ouvert lui, ne dispose pas de ce genre de pièces. Tant pis, Lotus restera pour l'instant avec une hélice bipale à tribord, et une hélice kiwi-prop 3 pales à bâbord.
Après un dernier tour à terre avec dégustation de fish and chips, glace et parc de jeux, nous reprenons une météo avant de nous décider à partir vers Auckland. Le vent devrait être Sud Ouest faible au début et avec 20 kt en fin de nuit.
Le départ est tranquille, bien abrité dans la bay of Islands. Il fait beau, Lotus glisse dans l'eau avec 15 kt de vent. Nous passons le cap Brett (où on peut voir le fameux "hole in the rock").


Après le cap, le vent se renforce et s'oriente ... plein sud ! Pas moyen d'aller où l'on veut : ça commence bien. Près de la côte, la mer n'est pas très agitée mais un bon clapot haché s'installe et nous chahute. Lotus avance au près serré (son allure favorite). Peu à peu, le vent augmente : 20 ... 25 kt ... Julien installe le premier ris. Rafales à 30 kt ... on roule un peu de génois. Le vent s'oriente un peu mieux : Sud Ouest, on fait un cap parallèle à la côte, on se rapproche ... Devant nous, nous avons un groupe d'îles : "the Poor knights". Nous finirons par réussir à passer entre eux et la côte mais nous subissons une grosse mer maintenant et de face.
Lotus butte contre les vagues ; on passe de 8 kt à 3 kt ... le pont est balayé par les vagues. Certaines claquent contre la coque et passent par dessus le bimini : pour une navigation de reprise, on est gâté !! On hésite ... on rejoint une baie en tirant un bord et on s'arrête pour attendre une meilleure météo ?
Comme souvent dans ces cas-là, le vent se calme un peu ... bon, allez, on continue et on laisse derrière nous la baie refuge. L'accalmie ne durera pas ...
La nuit arrive avec toujours beaucoup de vent. Si on faisait un cap direct vers notre destination, nous l'aurions en pleine g... face ! Ça claque, ça vibre, ça déferle ... pffff. Les filles sont allées se coucher tôt et dorment d'un sommeil de plomb.
Je prends le premier quart avec Julien qui "dort" dans le carré : sur un bon mouvement, il se prendra la totalité des affaires de classe qui sont stockées derrière les coussins du carré. Les verres qui s'entre-choquent, les affaires qui glissent, se cognent, roulent ... parfait pour un sommeil réparateur !
Je n'arriverai pas à fermer l'oeil quand je lui laisserai le quart à 23 h.
A 2h du matin, je me lève pour savoir où on en est : la nuit amplifie la sensation de chaos : vent fort, bruit des vagues, gerbes d'eau qui balaient le pont et il fait froid !! On se croirait en pleine tempête. mais le vent plafonne à 30 kt. Nous nous sommes bien écartés de la côte en faisant un long bord et la mer est plus hachée que jamais ; il est temps de virer de bord et de revenir nous mettre à l'abri ! Le virement se fait sans problème. Julien fait une sortie courageuse (sous les embruns et le vent glacé !) sur le pont pour ajouter un ris à la grand-voile. Il y a toujours beaucoup de vent mais nous prenons la houle de côté maintenant : au près serré, Lotus file à 10 / 11 kt (avec un ris dans le génois et 2 dans la grand-voile) ! Dommage que ça ne soit pas dans la bonne direction !
Franchement, j'en ai marre ... donc direction  la côte pour trouver un petit recoin pour mouiller au petit matin. Nous nous arrêtons aux lueurs de l'aube dans une petite baie juste avant Marsden Point. Ancre posée, enfin au calme, nous nous effondrons dans notre lit, après avoir changé les draps : de l'eau est entrée par le hublot latéral au-dessus du lit. Vues les vagues qui ont balayé le pont pendant des heures, on s'en tire bien. Heureusement, l'alèse a bien fonctionné.


Après un bon repos (juste interrompu à 7h30 par les louloutes qui se sont levées en pleine forme), nous découvrons notre mouillage sous un grand soleil (et toujours du vent !) : nous sommes devant une plage magnifique où une grosse houle, qui nous soulève tout en douceur, vient se briser. Notre mouillage est confortable même si nous sommes devant un beau spot de surf. L'eau étant encore à 14°C, j'admire les surfeurs qui osent braver les éléments, en combi intégrale bien sûr !
Nous, nous bravons les vagues pour accoster sur la plage. Pendant que les louloutes profitent de la plage (il y a une petite "piscine" naturelle où l'eau est chaude), nous grimpons voir le phare qui nous a guidé jusqu'ici.
 


Sur le chemin, on rencontre des panneaux prévenant qu'il y a des kiwis (il faut tenir les chiens en laisse) et une petite station de nettoyage de chaussures (il y a des brosses et du désinfectant et nous sommes priés de nettoyer correctement nos semelles pour la protection des kauris : ce sont les arbres emblématiques de la Nouvelle Zélande et ils sont menacés par des champignons qui attaquent leurs racines. Le but est donc de ne pas en amener sous nos semelles).
Le départ en annexe sera humide (une petite vague a embarqué pendant notre départ) mais réussi ! Nous décidons de rester là cette nuit et de naviguer de jour demain vers Auckland. Notre précédente nav de nuit nous a vacciné !

Lundi 30 décembre : départ à 7h15 de notre joli mouillage. Le temps est au beau fixe et le vent semble être décidé à venir du bon côté cette fois. Nous hissons le genaker, passons la pointe avant la baie de Whangarei et c'est parti !



Lotus file à 9/10 kt avec 15/18 kt de vent, sur une mer calme : c'est top !! Nous garderons ces conditions quelques heures avant que le ciel se voile progressivement. Nous mettons le cap vers les îles devant Auckland pour rejoindre Appel d'air ; le vent s'énerve un peu ... allez, on affale le genaker et on passe sous génois. Ça avance toujours à 9/10 kt, Julien est ravi !
Le vent restant un peu au-dessus de 20 kt, Julien met un ris dans la grand-voile (sans que ça nous ralentisse). 2 heures avant l'arrivée, Lotus trace toujours mais sous un crachin breton. Sans le soleil, la navigation est tout de suite plus frisquette. Nous croisons une petite île avec un phare isolé : vraiment, la Nouvelle Zélande a des airs de Bretagne !
Toute cette navigation s'est faite avec l'abri des côtes donc avec une mer calme et, luxe suprême, avec internet tout le long !
Pratique pour : - savoir quelle île et quelle baie viser pour retrouver les copains !

- organiser notre réveillon du nouvel an (certainement à Auckland avec les 6Gone pour voir le feu d'artifices de la SkyTower)
- envoyer des mails pour essayer d'avoir une place en marina
- parler avec ma famille, réunie pour les fêtes 
Comme dit Julien : " c'est une journée qui nous réconcilie avec la navigation !"

Nous arrivons au mouillage en milieu d'après-midi (inespéré mais avec presque 10 kt de moyenne, on gagne des heures !) et rejoignons à terre l'équipage d'Appel d'air pour une petite glace dans un charmant village avec une grande plage. La baie d'Oneroa sur l'île de Waiheke est heureusement suffisamment grande pour contenir beaucoup de bateaux au mouillage !
Nous fêterons nos retrouvailles autour ... d'un apéro bien sûr ! Appel d'air reste sur Waikehe Island pendant que nous irons à Auckland pour le jour de l'an. Nous les rattraperons plus tard !

La nav jusqu'à Auckland est tranquille : pas besoin de mettre les voiles, nous avons le vent dans le nez ! C'est donc au moteur que nous irons mouiller juste avant le pont, à droite. Nous n'avons pas réussi à avoir de place en marina, et ce n'est pas faute d'avoir contacté et recontacté toutes les marinas du coin.
Mais nous avons de la chance : il y a très peu de vent et la traversée du chenal en annexe est rapide. Nous rejoignons 6Gone, à Viaduct Marina (en plein centre-ville !). Nous profitons de l'après-midi pour monter en haut de la Sky tower, après avoir regardé les courageux (inconscients ?) qui paient pour sauter du haut de cette tour. Nous vérifions que Lotus est toujours à la même position. Il fait beau, la vue est top.
La minute culturelle : la SKY TOWER : elle mesure 328 mètres et a été construite en 2 ans et 9 mois. Elle a coûté 85 millions de dollars néo-zélandais. Ouverte en 1997, c'est l'édifice le plus haut de l'hémisphère Sud. Elle est construite pour rester debout en cas de séisme d'une magnitude de 8 (ce qui est plutôt rassurant quand on est tout en haut !)












En fin d'après-midi, nous rejoignons l'équipag
e de 6Gone au complet. La copine de Violette remonte à bord pour la première fois depuis une quinzaine de jours : elle s'est cassé la jambe avant Noël ! (allez voir leur blog pour des détails )
D'ailleurs, pour ceux qui se poseraient la question : en cas d'accident en Nouvelle Zélande, vous êtes entièrement pris en charge côté soins (ce qui n'est pas le cas si c'est une maladie).

Donc c'est à bord de 6Gone que nous passons la soirée : apéro, ballade sur le port, suite de l'apéro, jeux et pour terminer l'année en beauté : un feu d'artifices tiré de la Sky Tower qui a changé de couleur toute la soirée. C'est trop beau. Et en fait, il y a 2 feux d'artifices : on ne sait pas où regarder ! La nouvelle année commence bien !


BONNE ANNEE 2020 à tous !

Pas un brin d'air donc pas une vague pour notre retour en annexe jusqu'à Lotus. Notre chance continue !
Le 1er janvier : après un ravitaillement rapide, nous appareillons un peu après 6Gone pour aller tout au bout de l'île Waiheke, rejoindre Appel d'air. Pas beaucoup de vent mais juste ce qu'il faut pour gonfler notre spi. Encore une belle navigation où nous croisons pleins de bateaux : les néo-zélandais aiment naviguer ! Des anciens bateaux de course (coupe América), des vieux gréements, des beaux monocoques, des coquilles de noix, des vedettes luxueuses, des barques à moteur .... on croise de tout. Le vent augmente assez pour que Lotus avance à 8 kt (pointe à 10,5 kt !!).
Les filles jouent dans le cockpit, Julien récupère du jour de l'an dans le carré et moi ... je veille !

Cette année est l'année du retour pour nous : c'est décidé, tout l'équipage de Lotus est d'accord. Par contre, on ne sait pas encore où (Dax, La Rochelle ?) ni quand (mai ? Septembre ?) et je ne parle pas du comment ... En attendant, on profite de chaque instant à bord de notre beau bateau et de la Nouvelle Zélande. Nous avons la chance de passer ce début d'année avec 2 bateaux copains (6Gone et Appel d'air) et c'est la meilleure façon de commencer une année !

Allez, ce soir c'est A-PE-RO !!! 😋😁


vendredi 27 décembre 2019

Noël en Nouvelle Zélande :)

La fin d'année est technique pour Lotus : sa remise à l'eau n'a pas signé la fin des travaux hélas.
Nos problèmes de manettes moteur semblent s'être accentués suite à nos 3 jours hors de l'eau. Le technicien appelé en renfort fait des essais et émet plusieurs hypothèses, en excluant le fait que les cônes d'embrayage soient usés car leur bruit au passage des vitesses est correct et leur changement (fait avant de quitter la France) trop récent pour qu'ils soient HS. Donc il nous reste :
- les câbles qui relient les manettes au moteur sont un peu grippés.
- les hélices sont probablement usées et sont responsables des blocages.
Nous décidons donc de changer les câbles. Il nous faut 3 jours, le temps de les commander, les monter, les régler et les essayer. C'est mieux ... mais ce n'est pas assez ! Ça bloque toujours, surtout à droite.
La prochaine étape est donc de changer les hélices. Lotus étant à l'eau, cela complique nettement l'opération : l'eau ici est trouble, et le mot est faible ! Et, point important aussi, elle est froide (14° !). Le mieux serait de ressortir le bateau de l'eau ... cher et en cette fin d'année, pas simple à programmer.
Dans l'immédiat, nous décidons de quitter la marina pour aller au mouillage devant Paihia : c'est quand même plus sympa pour le réveillon de Noël ! Au menu, toasts au saumon puis crêpes sucrées devant un dessin animé. Les filles vont se coucher ravies et évidemment, le père Noël passe dans la nuit.



Le lendemain matin, après l'ouverture des cadeaux (6h30 du matin, ça pique !!), nous irons tester les nouveaux jouets à terre :
- un mini drone pour Violette
- une voiture télécommandée pour Lilas et toutes les deux emmènent leur nouveau compagnon avec elles : un "oua oua" sur lequel elles avaient toutes les deux craquées.

Courses, parc de jeux, crêpes bretonnes à midi, jeux ... la journée passe vite.

En fin de journée, Julien décide de profiter du calme du mouillage pour monter au mât et finir de remettre en place les rails et le chariot qui tient la grand-voile (nous avons reçu la pièce le 24, avant de quitter la marina). Une heure en haut du mât, sous une petite bruine désagréable ... sympa comme activité ! le jour de Noël !
Le lendemain, nous changeons de mouillage pour rejoindre un plateau de sable que nous avons repéré : l'objectif est d'échouer Lotus pour pouvoir changer les hélices quand elles seront hors de l'eau.

Résultat : Lotus est bien échoué ... mais il s'est enfoncé un peu dans le sable / boue et il reste encore 30/40 cm d'eau ... les hélices ne sortent pas de l'eau et la visibilité est nulle. C'est un échec ! Nous attendons que la marée remonte pour nous dégager et retourner mouiller devant Paihia.

Le 27 décembre, nous quittons Paihia pour chercher un mouillage où l'eau est claire : nous pourrons effectuer le changement dans l'eau (à 14°C ... brrrrrrr !). Julien est en train de faire un gros travail sur lui pour réussir à se persuader qu'il peut survivre avec de l'eau si froide ... c'est pas gagné !

Sur le trajet, nous croiserons 2 fois des dauphins : c'est de bon augure ! La "bay of islands" est remplie de bateaux (les néo-zélandais ont commencé leurs grandes vacances et leur activité favorite semble être la pêche !).
Nous mouillons devant une jolie plage de sable blanc ; l'eau semble claire ... mais à 14°C ! Nous attendons la marée basse ... même si cette fois, nous nous sommes juste rapprochés de la plage pour pouvoir récupérer au fond de l'eau des pièces si elles tombaient.
Mais avant, nous fêtons mon anniversaire avec une tarte au citron meringuée : miam !!

(d'ailleurs j'ai décidé que j'avais 35 ans cette année 😋 même si Lilas, en voyant les chiffres de sa place m'a dit : "tu vas avoir 53 ans maman ?" Aouch !!)

Et ensuite, après une sieste réparatrice pour Julien, c'est plage pour les louloutes et petite rando pour prendre des photos d'en haut pour moi. Pourquoi ne pas utiliser le drone me direz-vous ? Euh ... je l'ai fait voler ce matin pendant environ 1 min : j'ai eu droit au bout de 40 s à un message de "surcharge moteur" alors qu'il était en stationnaire ... puis "atterrissage imminent" ! ARGH !!

J'ai tout juste eu le temps de le faire reculer vers la plage pendant qu'il descendait et il a fini dans la broussaille derrière la plage (bah oui, je n'ai pas bien évalué la distance et je voulais surtout qu'il ne finisse pas dans l'eau !). Nous l'avons récupéré en parfait état mais il faudra faire des tests (à terre !) pour comprendre ce qui s'est passé. C'était l'émotion du jour !


Nous laissons les filles jouer sur la plage et regagnons le bord : il est temps de se mettre à l'eau. Julien enfile un lycra et sa combi intégrale  je le suis pour prendre quelques photos. Ouah ça fouette le sang l'eau à 14° !! Et l'eau n'est pas si claire que ça : c'est dans ces moments là que l'on regrette les Tuamotu (et qu'on pense aux nouveaux Fakarêver, qui ont fêté Noël au chaud !)



Le démontage de l'hélice tribord se fait sans problème ; le remontage de l'ancienne hélice ... presque. Un des cônes à mettre au bout a 2 pas de vis et ça ne prend pas ! Zuuut ! On ne peut faire la manip que sur l'hélice tribord ! Julien finit de la fixer et on allume le moteur pour tester : c'est impeccable ! De la marche arrière à la marche avant, ça passe nickel : les hélices étaient donc bien responsables de tous nos problèmes !
J'avoue que Julien et moi avions été sceptiques lorsque le technicien de Volvo avait commencé par nous demander quelles hélices nous avions et décrété que nos problèmes venaient certainement de là. Les changer pendant le carénage

(ou changer les pales de nos hélices usées) aurait été une bonne solution !
Donc pour tous ceux qui ont des problèmes de blocage des manettes moteur avec un système de cône d'embrayage, vérifiez l'état de vos hélices !

Quant à nous, c'est un demi-succès car le propriétaire précédent a gardé à bord des hélices en bon état mais avec un cône endommagé. Nous retournons donc devant Paihia pour aller acheter un nouveau cône à Opua et finir de régler nos problèmes. S'il y a trop de délai, nous partirons rejoindre Appel d'air et 6Gone à Auckland.

Nous espérons que vous avez passé un joyeux Noël et un peu en avance :
BONNE ANNEE 😘😘😘