mercredi 22 mai 2019

Vacances en France, brrr !!

Bonjour à tous. Après un mois de silence,
je reprends le fil du blog.
Qu'avons nous fait pendant ce mois d'avril ?
Nous avons eu l'idée saugrenue de partir en vacances en France ... en avril : le mois où il ne faut pas "se découvrir d'un fil" ! Mais revenons un peu en arrière.
Les quelques jours passés en marina à la fin du mois de mars ont été bien sympas : Violette avait des copines (là c'est Esploristo) et nous avons même pu fêter l'anniversaire de Cathy (d'Appel d'air) autour d'un cheese cake à la framboise le jour de notre départ (une tuerie !!).


 Mais le 1er avril, à l'image de beaucoup de voiliers, il est temps de quitter la marina (le changement de prix de la saison basse à la saison haute n'est pas seulement une coïncidence sur ce mouvement migratoire).
Allez, on met en route .... ah non ? Mais qu'est-ce qu'il a ce satané moteur bâbord ? Ah, ce n'est pas le moteur (c'est plutôt une bonne nouvelle), c'est la batterie qui est morte et la batterie du groupe tout pareil (puisqu'elles sont reliées). Ah zut, alors on fait quoi ? Une seule solution : changer les batteries ! Julien fulmine mais il gère : il emprunte les clés du scooter de Suricate et part en quête de nouvelles batteries. Il n'est pas allé loin : à l'entrée de la marina, il croise Dominique, le diéséliste qui s'est occupé de 6Gone (Julien connaît tout le monde !) qui le stoppe dans son élan : il a un bon plan pour les batteries ! Et 30 minutes plus tard, 2 batteries (100 Ah) nous sont livrées à la marina pour un prix tout à fait raisonnable.
Pfiou, on s'en sort bien. Le temps de les monter et nous voilà partis vers le mouillage de l'aéroport où nous retrouvons Imagine (un catamaran dernier cri Xquisite dont le capitaine, Wojtek, est un allemand sportif qui s'entraîne pour établir un record de plongée en apnée). Nous posons l'ancre et Esploristo arrive pour faire de même mais la vedette de la capitainerie l'intercepte : le mouillage est interdit, prière de trouver un autre endroit ! Quant à nous, l'ancre est posée ... allez, on peut rester pour la nuit (tout est une question de timing !)
Ce mouillage est pour l'instant toléré pour 24 h (va savoir pourquoi on ne peut rester plus : on ne dérange personne et le fond est en sable donc aucun dégât sur les coraux possible) et il est en passe d'être totalement interdit.
Nous irons ensuite mouiller vers l'Intercontinental, dernière zone de mouillage encore libre par ici, avant de nous mettre sur bouée le 7 avril. Les bouées sont denrée rare à Tahiti : la marina Taina ne pratique pas de liste d'attente : premier arrivé, premier servi. C'est la jungle ! Heureusement, Julien a fini par trouver un bateau, sur bouée, qui devait partir sous peu : un beau monocoque canadien "Let it be". Leurs propriétaires ont gentiment libéré la bouée afin que l'on puisse s'arrimer, un jour avant de prendre l'avion pour nos vacances "en métropole".
Le 7 avril a été bien rempli :
- arrimage matinal à la bouée
- puis petit tour
en vélo pour moi jusqu'à l'aéroport pour louer une voiture.
- Ensuite courses (il faut bien profiter de notre voiture)
- puis à midi, fête d'anniversaire de Lilas : 5 ans aujourd'hui !

- rangement du bateau dans l'après-midi pour ne rien laisser traîner dehors
- optimisation des bagages (on part avec seulement des bagages cabines, dans un pays "froid", je veux ramener des cadeaux pour tout le monde, et il faut prévoir à manger pour l'avion !)
- petit tour au parc de Paofai au centre ville de Papeete pour que les louloutes se dépensent avant les 24h d'avion qui nous attendent ...
On finit la journée sur les rotules et le réveil à 3h45 est dur. A 4h15, Wojtek est ponctuel et vient nous chercher en annexe pour nous amener à quai (ça c'est de l'entraide entre navigateurs !!). Le transit vers l'aéroport est tranquille et nous rendons sans encombre la voiture de location.
L'avion de FrenchBee décolle presque à l'heure. L'escale à San Francisco est sportive : le passage des douanes américaines est très long et avec seulement des bagages cabines, nous finissons bons derniers, en arrivant à l'avion alors que résonne dans l'aéroport "Dernier appel pour les voyageurs de FrenchBee ...".
Nous arrivons à Paris à 16h avec 30 minutes d'avance : reste à récupérer la voiture de location pour aller vers notre première escale : Montévrain chez Juliette. Et c'est là que tout a dérapé : passer par le CE de Juliette n'était pas une bonne idée et au final, nous avons réussi à louer le jour-même une voiture en passant par internet (parce que dans les agences sur place, ils proposent des tarifs complètement délirants !). C'est là qu'on a découvert que les agences de location attendent maintenant 2h après tout paiement par internet (pour éviter les mauvais payeurs !) .... c'est donc seulement à 20h30 que nous avons enfin quitté l'aéroport !

Après cette arrivée en fanfare, l'aventure des vacances en France avec ses multiples étapes débute :
- Montevrain : une nuit. Lilas, qui s'est réveillée à 5h du matin, me dit après avoir pris le petit déjeuner : "maintenant, on va se laver les dents et on va dormir" ?? Ah, oui, il fait encore nuit mais en fait, la journée commence là !
- Dans l'après-midi, direction la gendarmerie d'Argenton pour un stop chez Vincent (mon frère). Il fait assez beau pour faire un tour de lac le lendemain, mais bien couverts quand même (la petite sucette rose, c'est Lilas, bien emmitouflée !)


- Etape suivante : Dax où nous arrivons en fin d'après-midi (après une pause à l'IKEA de Bordeaux pour mes achats compulsifs mais indispensables). Et nous sommes attendus ! L'accueil chez Donna et Bruno est toujours aussi sympa et nous nous installons confortablement pour 5 jours de fêtes, d'apéros, de visite chez le médecin et le dentiste, de vide-grenier le dimanche avec les copines, de passage sur base pour voir les anciens collègues ...


Violette, qui a retrouvé Séléna et Clara, est aux anges et le départ sera un peu difficile.



Nous repartons vers Toulouse où nous logerons successivement :

- chez Sylvie, où nous irons nous balader en centre-ville de Toulouse avant une petite partie d'échec.



 - puis chez Richard et Ketty (appelés à la dernière minute et qui n'ont pas hésité à construire une chambre d'amis pour nous accueillir ! Ça c'est des potes :)

- puis chez Florian et Françoise, puis retour chez Richard et Ketty ... tout ça en 5 jours ! A noter que le lapin de Pâques est bien passé et que nous avons notre réserve de chocolat pour les semaines à venir.



Nous avons même eu le temps de faire un petit coucou à Mathide, Charlotte et leurs parents, rencontrés dans un hôtel au sud de l'île de Huahine en octobre 2018, et toulousains !

- Petit passage par Baillargues pour Marieke, mon amie de toujours. Lilas n'a pas pu résister à sa jolie piscine (malgré nos avertissements répétés sur la température de l'eau !). Elle n'y est pas restée longtemps mais a quand même réussi à se baigner !!

- puis direction Le Val, près de Brignoles, pour 2 jours chez Marie-Pierre et Christophe (notre équipier de transat). Accueil chaleureux, chocolaté aussi (miam, mais quelle bonne idée de rentrer à cette période où le chocolat pousse dans les jardins :) et le temps est passé trop vite. Heureusement, on les revoit en août en Polynésie !! trop bien !!
- Etape suivante : Sallanches ... vous aussi vous ne savez pas où c'est ? Bon, j'avais regardé rapidement sur la carte ... mais quand on a vu de la neige sur la route au nord de Grenoble, on a commencé à s'inquiéter ! Eh bien Sallanches est au pied du Mont Blanc !


Et nous y avons retrouvé l'équipage de Teiva installé dans un chouette appart avec vue sur le Mont Blanc (enfin on les croit sur paroles, parce que la météo n'était pas top et qu'il est resté bien caché). Il y a des jolis lacs pas loin, ce qui nous a occupé : forcément, on fait le tour et en plus, il y avait un super toboggan ! Ce fut aussi l'occasion de se rappeler de bons souvenirs et de voir que ce n'est pas si facile de revenir à terre après une aventure pareille. Tenez le coup les amis, vous allez reprendre vos marques ... et si ce n'est pas le cas, nous avons une coque de libre sur Lotus :)

- Allez en route pour Joncy pour un stop d'une nuit chez mes parents avec fouille de la grange au passage pour récupérer quelques affaires dans notre "garde-meubles".


- Le lendemain, tout le monde (le chat y compris) repart pour 5 jours à Center-Parc les Hauts de Bruyère ; on y retrouve Juliette and co, et mon oncle et ma tante. Nous avons passé beaucoup de temps dans l'espace aquatique à profiter des toboggans, de la rivière sauvage, des jacuzzi (surtout Lilas). Lilas a eu l'occasion d'essayer le vélo pour la première fois : les débuts ont été difficiles et on a frôlé l'abandon mais un peu de pédagogie (j'ai pris le relais de Julien) et elle a fini par aimer ça

Côté météo, les journées sont restées fraîches (voire pluvieuses !) mais la piscine était à 29° et bien chauffée. Une petit parc de jeu a permis aux petits et aux grands de se défouler.

Les soirées étaient animées avec le choc des générations au Time's up ! Ces 5 jours sont passés beaucoup trop vite !


Premier séjour dans ce genre de structure : à refaire !


- Après un passage de 2 jours chez la grand-mère de Julien en Vendée, où nous avons fait un saut à La Rochelle pour voir dans quel état était notre terrain, nous sommes remontés sur Paris pour notre dernière étape : Montévrain chez Juliette.
Là il a fallu faire le compte de tous les colis reçus, récupérer les derniers, préparer les valises, faire les dernières courses pour les remplir ... Forcément, on s'est vite rendu compte que le vaigrage (le revêtement que l'on met sur les parois de notre bateau) commandé pour finir de refaire Lotus à neuf, ne tiendrait pas dans les valises. Il a fallu prédécouper (heureusement que j'avais pris les mesures exactes) pour finalement faire tenir tout ça dans un carton qui rentrait dans les dimensions d'un bagage "normal" (pour info : L+l+h = 158 cm maximum sinon c'est un bagage hors dimension et ça coûte 100 euros supplémentaires sur French Bee).
Pour finir de bourrer les valises, j'ai été avec maman et Juliette à la foire de Paris : un très bon moment ! J'adore le concours Lépine avec les inventeurs et leurs produits pratiques et indispensables ; forcément, je suis revenue avec quelques "souvenirs" !
Enfin on est repartis avec des bagages au poids maximum que l'on a réussi à faire rentrer dans dans notre voiture de location (une C3 Aircross) : un véritable exploit !
Et c'est donc sur les rotules que nous sommes arrivés le 9 mai à Tahiti et que nous avons retrouvé la chaleur. Il nous faudra bien un mois pour nous remettre de nos "vacances" !
Nous avons été accueillis à notre bateau par une grosse tortue attirée par la nourriture présente sur notre coque ! (une photo rien que pour toi Ketty)

Et depuis notre retour, on ne chôme pas !
Le vaigrage est posé (ce qui inclut de démonter beaucoup de choses, d'arracher le vaigrage déjà posé, de préparer le nouveau avec les coutures qui vont bien ...). Certaines pièces nous ont obligés à des contorsions mais le résultat vaut le coup !

Les filles ont participé avec enthousiasme aussi.


Et le résultat valait le coup :


Le siège de barre, dont le bois s'était un peu abîmé, a été résiné et repeint en blanc ; j'ai refait la nappe de la table du carré ; tous les entourages de hublots ont été démontés, repeints, parfois réparés à la résine et nous sommes aussi en train de refaire la planche d'instruments de la table à carte.
Julien a aussi fait la vidange des 2 moteurs ; le moteur de l'annexe ne s'est pas laissé faire (bouchon bloqué), affaire à suivre ...

Côté ennuis techniques (forcément, un mois sans tourner, le bateau n'aime pas ça !) :
- le moteur tribord a rechigné à démarrer mais s'est finalement décidé (ouf !)

- le dessalinisateur a refusé de fonctionner : la pompe basse pression était grippée. Julien a mis le nez dedans et hop, il a redémarré ... mais la poignée de la vanne qui amène l'eau de mer au dessal a cassé ... heureusement en position fermée. Bon, pas de voie d'eau mais le dessal ne peut pas fonctionner ! Pour bien faire, il faudrait sortir le bateau de l'eau pour changer cette vanne qui est reliée à un passe-coque (définition : tube à collerette traversant la coque et serré de l'intérieur). Etant donné le prix de la sortie de l'eau du bateau, on réfléchit à d'autres solutions ...
Au final, Julien décide de tenter le changement de vanne à l'eau : il commence par bourrer la crépine de tissu pour limiter l'entrée d'eau (par l'extérieur, en apnée) puis il dévisse la vanne cassée pendant que j'aide le passe-coque à ne pas tourner avec une pince (s'il tourne, c'est la voie d'eau !). Ensuite il pensait mettre une pinoche dans le trou, le temps de bricoler mais ça fuit trop donc tant pis, je mets le doigt dans le trou (rappelez-vous que je parle bricolage pour tous ceux qui rigolent en lisant ça) jusqu'à ce que tout soit prêt pour remettre la nouvelle vanne (juste un peu de téflon pour l'étanchéité). Et voilà, presque pas d'eau embarquée, une vanne toute neuve et donc un dessalinisateur qui peut fonctionner !!
Enfin tout cela nous a retenu un peu à Tahiti et nous a permis de profiter de bonnes soirées avec l'équipage de Fakarêver qui en est à l'étape de la vente de leur bateau avant la fin du voyage. Nous repartons vers Moorea dans la semaine puis les îles sous le vent où nous devrions retrouver Appel d'air, Zingaya, Mirage, peut-être 6Gone s'ils ne partent pas trop vite vers l'Ouest !

dimanche 31 mars 2019

Escale tahitienne

Notre escale tahitienne commence bien et tant mieux. Il nous fallait ça pour ne pas déprimer en quittant Fakarava avec ses eaux translucides et les barbecues sur la plage avec les bateaux copains !

Heureusement, nous commençons par quelques jours en marina de Papeete. Bon, pour être honnête, il faut oublier la baignade mais la présenc
e des bateaux copains rattrape, pour un moment, cet inconvénient majeur.

A part pour la séance de CNED du matin, vite expédiée, nous ne voyons pas Violette de la journée ! Sur le ponton, il y a Léa et Chloé (Esploristo), Eden (Suricate), Aure (6Gone) et Mathéo (Appel d'air) : les échanges vont bon train. Vélo contre trottinette contre rollers contre .... Violette a eu ainsi l'occasion de refaire du vélo, de s'initier aux rollers ... enfin elle s'éclate.
Côté adultes, c'est bien aussi :) Apéro sur Lotus !! euh je voulais dire : "réunion d'information sur l'association des voiliers en Polynésie" (on a la carte de membre maintenant !) à bord.

A ce sujet, et sérieusement, cette association (vice-présidée par Eric de Suricate qui a pris les choses en main, résidant à Tahiti sur un voilier) essaie de défendre les droits des plaisanciers en Polynésie. Le gouvernement polynésien lance le message aux voiliers : "venez, vous êtes les bienvenus !". Avant, si l'on restait plus d'un an, il fallait faire "papeetiser" son bateau = payer une taxe de 7 % de sa valeur. C'est maintenant seulement au bout de 3 ans qu'il faut s'en acquitter ce qui incite à s'attarder un peu dans les eaux polynésiennes.
Malheureusement, dans le même temps, sur les îles, certains locaux n'apprécient pas la présence des voiliers et profitent de notre "non représentation" pour essayer de convaincre les habitants (la plupart du temps accueillants comme savent l'être les polynésiens) qu'il faut les bouter hors de LEUR lagon. A Bora Bora, ils ont obtenu gain de cause avec les zones de mouillage restreintes à peau de chagrin et l'utilisation de bouée obligatoire (sachant qu'il y en a très peu et l'entretien est incertain). A Moorea, la bataille est en cours ! A Tahiti, le mouillage principal, devant la marina Taina, est en passe d'être interdit, au profit des bouées installées, trop peu nombreuses pour le nombre de voiliers !
C'est pourquoi, l'association des voiliers essaie de s'imposer en tant qu'interlocuteur afin d'avoir voie à la parole et rétablir la vérité :
- non les voiliers n'abîment pas les coraux : notre ancre accroche beaucoup mieux dans le sable donc nous cherchons en priorité à la poser dans les endroits dégagés, ou notre chaîne ne risque pas de s'emmêler dans des patates de corail !
- oui, nous consommons local : comme tout le monde, on dépense ! Certains plongent, d'autres font des excursions, des randos et très souvent, nous louons des voitures et des vélos !
- les plaisanciers sont écolos de nature : l'électricité à bord est solaire, l'eau produite par les dessalinisateurs et soigneusement économisée, rien qui ne soit pas biodégradable n'est jeté par dessus bord. Les poissons ne s'y trompent pas : ils attendent souvent nos épluchures sous le bateau !
- non, nous ne sommes pas contre le fait de nous accrocher à une bouée plutôt que mouiller et nous pouvons payer aussi à condition que le tarif soit raisonnable et la bouée entretenue (à l'anse Amyot à Toau, c'est 500 FCP par jour par exemple. Personne ne rechigne). Il faut aussi que ces bouées soit judicieusement placées : quand il y a 20 m de fond avec du corail, on se les arrache (comme à Fakarava sud !).

Enfin pour pouvoir porter la bonne parole, il faut avoir du poids et c'est le nombre d'adhérents qui compte. Alors pour ceux qui restent un peu en Polynésie, réfléchissez-y. Je vous mets le lien de l'association : http://voiliers.asso.pf/
La carte est à 2000 FCP et permet d'avoir des réductions intéressantes chez les magasins locaux donc vite amortie.

Quant à nous, nous allons profiter un peu de Tahiti (sans rester à la marina de Papeete car à compter du 1er avril, nous passons en saison haute et les tarifs font plus que doubler !!) avant de continuer vers les îles sous le vent.


Au fait, pour ceux qui seraient intéressés, FAKAREVER, le CATAMARAN HELIA 44, de nos amis est A VENDRE, disponible dès mai 2019. Je vous mets le lien de leur site.


Notre avis : c'est un beau catamaran, ultra spacieux et très agréable à vivre. Côté navigation, il fait des moyennes honorables et tout est facile à manier. Il a un espace détente au-dessus du cockpit très agréable (nous y avons fait assez d'apéros pour en parler !) et ce cata précisément est très bien équipé : dessalinisateur (200 l/h, on est jaloux : le nôtre fait seulement 90 l/h !), groupe électrogène, compresseur (pour les plongeurs !), belle annexe avec moteur 18 CV ... enfin vous lirez l'annonce :)



mercredi 27 mars 2019

Fakarava, nous revoilà !!

Dimanche 17 mars au soir, Appel d'air et nous partons pour Fakarava. Environ 50 M à naviguer pour arriver le matin devant la passe sud (Tetamanu) : normalement, ça se fait bien ... encore faut-il qu'il y ait du vent ! La météo nous prévoit 10 kt.
La sortie par la passe devant notre bateau se fait tranquillement : ça bouillonne bien à droite mais à gauche, ça passe sans trop secouer. Le vent est ... absent ! Il finit par "s'établir" à 4/5 kt ... tout juste assez pour gonfler le spi ! A part de très courtes périodes, nous nous traînerons entre 2 et 3 kt toute la nuit ! Nous arriverons quelques heures après l'étale de marée, sous spi. La mer est tellement calme que nous arrivons à faire décoller le drône pour des photos de Lotus sous spi.


Ne cherchez pas de sillage : à 2 kt, il n'y en n'a pas ! Nos 2 lignes de pêche ne donneront rien : les poissons ont dû penser que nos poulpes étaient morts vu leur vitesse d'avancement !

La passe de Tetamanu est calme, courant rentrant, et nous venons prendre une bouée près d'Appel d'air (ils ont triché au moteur pour arriver à l'étale). Après le repas, c'est l'heure de la baignade mais on hésite : il y a du requin, beaucoup de requins !! Nous avons l'habitude des pointes noires ... ici ce sont plus de 15 pointes noires et 7/8 requins gris qui tournent autour de l'échelle ! L'occasion de faire des belles photos même si l'eau est un peu chargée ... mais les filles ne sont pas rassurées et Lilas préfèrera l'option petite piscine sur la jupe. On la comprend : la plupart des requins sont plus gros qu'elle !





Le lendemain, l'air est immobile : pas un brin de vent ! Le ciel se confond avec la mer à l'horizon, l'eau est un miroir.


On n'ose même pas se baigner de peur de troubler la surface !



On voit d'autant mieux les quelques requins qui nous attendent dans l'eau. Nous ferons un petit tour de snorkeling dans la passe avant le CNED du matin. Les requins pointes noires aiment circuler juste au-dessus du platier : à la surface, on ne voit que les ailerons.




La chaleur est écrasante et nous oblige à nous baigner régulièrement (dans une eau à 30° !). Mais non, nous n'avons pas l'audace de nous plaindre, rassurez-vous !



Mercredi 20 mars, nous voyons arriver Fakarêver avec un immense plaisir : d'abord et surtout parce qu'on les aime bien mais aussi parce qu'ils ont profité de leur "quick stop" à Tahiti pour nous faire un petit réapprovisionnement, de frais et d'autres victuailles "indispensables" (pâte à tartiner, compote pommes-pruneaux, thé vert ...). C'est trop cool d'être livré au sud de Fakarava !.
Après quelques apéros, barbecue, baignades ... et partie de Time's Up (dois-je encore préciser que l'équipe féminine a encore remporté une belle victoire !), il est temps de songer au retour vers Tahiti. Et finalement, il se précise vite car la fenêtre météo est là : dimanche vers midi, nous appareillons pour Tahiti, arrivée mardi matin tôt avec une navigation sympa : vent secteur arrière pour 10/15 kt. Le spi a encore été bien utile !
Nous retrouvons les copains à la marina de Papeete : 6Gone, Esploristo, Appel d'air, Suricate ... C'est sympa d'être en centre-ville, mais finie la baignade !
Allez une dernière photo de Fakarava parce qu'elle nous manque déjà !