lundi 8 juillet 2019

Tahiti, petite escale

Nous voilà de nouveau sur Tahiti pour quelque temps. La navigation de Moorea jusqu'au mouillage de Taina a été musclée : du vent, de la mer ! Le vent venant du Sud-Est, il était plus frais et j'ai sorti ma veste imperméable !
Nous arrivons pile poil pour participer à un barbecue sur la plage avec les équipages de Fakarêver, Coyote, Banalec (futur Azyu), Planet Océan et quelques autres dont je n'ai pas retenu le nom du bateau.
Les journées passent ensuite assez vite : récupération des passeports des petites, internet, courses, bricolage ...
Nous rachetons une nouvelle planche de bois pour refaire le tableau de bord de la table à cartes. Cette fois, Julien s'applique et le résultat est probant.


Dans le même temps, il s'attaque à notre coffre-fort à la meuleuse. Pourquoi me direz-vous ? Eh bien, je l'utilisais comme placard et y avait rangé tous nos carnets de santé, le livret de famille ... et je ne le fermais pas particulièrement mais au cours d'une navigation agitée, nous l'avons fermé pour que la porte ne batte pas. Et quand on a voulu le rouvrir : pas moyen de rentrer le code : plus de pile ! Evidemment, pour changer les piles, il faut ouvrir la porte !
Bon c'est un coffre qui permet de l'ouvrir avec une clé en cas de souci avec le code ... sauf que la clé était introuvable (Julien était, quant à lui, persuadé d'avoir rangé la clé

et m'accusait de l'avoir déplacé en rangeant ... et au final, il pariait que cette fameuse clé avait fini dans le coffre !).
Toujours est-il qu'à un moment, il faut agir : l'espace est restreint, ça fait des étincelles ... finalement, en secouant le coffre avec le pied de biche, Julien a réussi à le desceller de son emplacement et a fini de l'ouvrir sur la jupe.
Nous avons récupéré tous nos papiers et pas de trace de la fameuse clé !
Lotus s'allège donc un peu.

Mardi, je profite d'une journée shopping avec Dominique de Fakarêver : au programme : boutiques de perles, tissus, accessoires, petit tour au marché où nous avons trouvé des jolies nacres, dégustation d'une pâtisserie aussi bonne que belle et pour finir, petite pause internet.
Pendant ce temps, Julien a passé 3 couches de peinture sur notre nouvelle planche de bord et a fini avec une couche de résine. Résultat : c'est du solide et ça brille ! Il ne nous reste plus qu'à installer notre nouvel interrupteur triple (qui arrive par avion avec nos amis bientôt) pour fignoler tout ça.

Samedi, nous avons participé aux puces nautiques à la marina Taina. Ce n'était pas l'affluence et je n'ai vendu



que des livres et jouets des filles, mais on a passé un bon moment avec les autres plaisanciers du coin. Julien concrétisera la vente d'un appareil électronique un peu plus tard dans la semaine, c'est déjà ça !

Côté ennui technique (parce qu'il y en a toujours) : notre moteur tribord démarre quand il veut. Julien a mis le nez dans le tableau de bord, les câblages ont tous eu droit à un coup de pshiiit magique et une vérification ... la panne reste présente et aléatoire ! Il faut faire appel à un pro !
Le pro en question trouvera un défaut dans le câble qui va du moteur au tableau de bord : un câble long, qui passe par des endroits inaccessibles (donc pour le changer c'est l'enfer !) et qui, après renseignement, coûte 90000 FCP (environ 800 euros, juste pour le câble électrique adéquat !!). Et notre câble a l'air en parfait état ... Julien finira par changer notre coupe-circuit moteur qui faisait des siennes de temps en temps et ... MIRACLE ! La panne aléatoire a disparu !! Va comprendre !


Sinon côté santé, Lilas a choppé un virus dimanche soir : elle a commencé par vomir dans notre lit à 2h du matin puis elle a encore été malade le matin. Après 2 jours, ça commençait à aller mieux et là-dessus grosse fièvre. Jeudi soir, toujours pas d'amélioration : passage chez le docteur qui lui prescrit une prise de sang pour savoir quel traitement adopter. Donc vendredi matin, prise de sang et résultats dans l'après-midi : c'est viral (donc pas d'antibiotiques). On continue juste doliprane / advil. Au final, elle a commencé à aller mieux après sa prise de sang ! Après vérification, ce n'est pas la dengue mais un bon gros virus ! En tout cas, c'est seulement aujourd'hui (dimanche !) que la fièvre est enfin absente.




Il était temps puisqu'on compte partir ce soir vers les Tuamotu, en profitant d'un vent pas tout à fait favorable mais si on attend, il n'y en aura plus alors ...
Dernier apéro avec Fakarêver et Planet Ocean, dernière partie de Time's up, encore et toujours gagnée par les filles.
Et à midi, dessert commun, préparé par les 2 amies : le gâteau banane chocolat dont il n'est plus resté que des miettes rapidement !
A bientôt les amis, profitez bien de vos vacances en Nouvelle-Zélande et on viendra vous voir en France, c'est sûr !!


A venir : nous récupérons nos amis les baroudeurs à Fakarava le 17 juillet pour aller profiter une dernière fois, en bonne compagnie, de la magie des Tuamotu avant de partir vers le grand Ouest !

vendredi 21 juin 2019

Bora Bora et le début des vacances


6 juin 2019, 6Gone nous quitte et part vers l'Ouest pour la suite de leurs aventures. Nous les avions rencontré en août 2017 : presque 2 ans déjà ! Nous nous quittons sur un dernier mouillage magnifique (Bora Bora quand même !) et quelques apéros animés par des parties de Time's up (6Gone en a un à bord maintenant et leurs 2 grands ont participé avec enthousiasme).
Voilà la photo de l'équipe gagnante 


Avant leur départ, Violette a profité d'une dernière soirée pyjama avec Aure et Elise. En ce moment, elles sont très "sirènes", il ne leur manque qu'une queue.
Une petite sortie en annexe pour voir les raies, un dernier échange de fichiers, de films, de livres ... et il faut se quitter. Nous les retrouverons peut-être à Noël en Nouvelle Zélande, qui sait !


L'effort des jours suivants est porté sur le CNED : il faut envoyer les évaluations du dernier module avant le 15 juin. Violette renâcle, y met de la volonté ... plus ou moins bonne, fait tomber le bouchon de son stylo (plusieurs fois), s'étire, demande des pauses, râle, se plaint, lève les yeux au ciel, se laisse distraire par tout et n'importe quoi, écrit comme un sagouin, recopie de travers ... c'est un festival ! Et nous, les parents, fulminons, menaçons, recommençons nos explications (d'où les yeux levés au ciel), insistons, perdons notre calme (toute patience a ses limites) ...
AAAAAAHHHHH ! Cette année scolaire se terminera donc en apothéose (pour tous ceux qui subissent aussi le CNED, vive les vacances !! Pour ceux qui envisagent le CNED pour l'année prochaine : bon courage !).


Zingaya, en repartant vers Raiatea, croisera Imagine qui vient prendre une bouée à côté de nous. Ils sont aussi sur le départ et seront en Nouvelle Zélande en fin d'année aussi. Nous commençons à penser sérieusement à partir vers l'Ouest aussi 
Mais pour l'heure, nous rallions Raiatea pour profiter encore un peu de l'équipage de Zingaya. Nous partons à la voile dans le lagon de Bora Bora : 20 /25 kt de vent, nous sommes à 9 n ! A la sortie de la passe, nous longeons la barrière de corail et peu après, nous traversons une zone poissonneuse : il y a des oiseaux qui plongent ! ZZZZZzzz, la canne à pêche déclenche. Le temps de ralentir un peu, le poisson a lâché l'hameçon !
Heureusement, 10 minutes après, ZZZZZZZZZZZZZzzzzzzzz et cette fois, le poisson est pris ! Julien remonte un joli petit thon ! Miam !!


La navigation est agitée : le vent est plein ouest pour 20 à 25 kt. Nous sommes au près serré mais il faudra mettre le moteur à 4 M de la passe pour réussir à la rejoindre. Nous mouillons à côté de Zingaya et dégustons avec eux un ceviche préparé par Julien (ma seule participation, concernant les poissons à bord, consiste à tendre à Julien la manivelle de winch quand le poisson est sur la jupe !).
Après une soirée pyjama à bord pour Elise, Zingaya part prendre sa place en marina. Rendez-vous est pris l'après-midi à bord pour regarder ensemble la finale de Roland Garros en mangeant des gâteaux au chocolat. Le grand luxe pour une belle finale !
Les jours suivants s'écoulent tranquillement :
- Violette profite de ses vacances (et moi aussi !!)


- Lilas dessine, joue aux perles, aux playmobils, aux poupées, aux petites voitures, se déguise, chante, s'occupe de ses peluches, leur fait école ...
- je range, je trie, je nettoie ... Une photo avant / après, c'est plus parlant 


- Julien bricole les appareils électroniques du tableau de bord de la table à cartes ... et finalement, nous ferons appel à un professionnel qui nous rebranchera correctement tout ça : nous recevons enfin les autres bateaux à l'AIS, notre VHF reçoit l'information GPS (important car si nous nous mettons en mode DETRESSE, la VHF enverra notre position GPS) et les bracelets LIFE TAG à bord sont branchés et fonctionnels : on le porte sur soi et si on tombe à l'eau, il envoie la position au pilote auto qui ramène le bateau sur cette position.


Nous avions préparé un nouveau tableau de bord pour améliorer l'esthétique et replacer correctement les écrans et prises. Il s'avérera un peu trop grand et les trous pas vraiment ajustés. N'ayant pas de scie sauteuse à bord, c'est à la scie à main que Julien essaie de rattraper tout ça. Résultat : le tableau est trop petit maintenant, et il y a des vagues ... Dire que j'avais passé 7 couches de peinture blanche dessus ! C'est l'échec ! Julien remonte les appareils sur l'ancien tableau : ça nous a pris la journée et c'est pire qu'avant, nous avons enlevé quelques équipements qui ne fonctionnent plus, donc il y a des trous ! Nous reprenons les mesures pour un nouveau tableau ... un jour !

Côté météo, le vent est bien présent de Sud-Est, il passe Est et notre mouillage devient agité : ça remue trop pour moi ! Nous descendons nous mettre à l'abri un peu plus près de la passe. Ça tombe bien : nous avons rendez-vous avec l'équipage de Zingaya qui, après avoir trimé à nettoyer son bateau avant le départ, s'accorde une petite pause. Nous allons au restaurant Fish and Blue, accessible par un joli ponton tout neuf, en annexe.


Le resto est très joli : jusqu'aux toilettes, les plus grandes que j'ai vues et les plus agréables : elles ont vue sur mer ! Le repas est excellent (côté prix, c'est environ 3000 FCP le plat) et il y a du wi-fi ! J'en profite pour envoyer les derniers devoirs du CNED de Violette. Les enfants sont restés sur Lotus avec une pizza et nous veillons la VHF pour les petits conflits.

Les jours suivants passeront vite : nous faisons du stop jusqu'au village d'Uturoa pour les courses, ou pour aller voir Zingaya à la marina de Sunsail. Une dernière soirée ensemble, samedi soir et ils décollent le lendemain vers la Nouvelle Zélande. Profitez-bien les amis (et couvrez-vous parce que c'est l'hiver là-bas !)


Dimanche, nous fêtons la fête des pères au Raiatea Lodge qui a un resto sympa aussi et une piscine ! Les filles nous accompagnent cette fois et s'amuseront dans l'eau avec les enfants de Mirage.
Côté météo, ça ne s'arrange pas : le vent souffle toujours à 20 kt plein Est ... tant pis, on n'est pas des mauviettes : on sort par la passe Est, vers Uturoa et on part direction Huahine. Vent dans le nez, mer dans le nez (mais quelle idée !) ... c'est parti pour tirer des bords : un, deux, trois ... et enfin nous voilà à l'abri de l'île et contents d'arriver : 8h de nav dont 1h30 à l'abri dans le lagon de Raiatea et le reste à se faire brasser !
Nous ne nous attarderons pas trop à Huahine car une fenêtre météo se dessine pour retourner sur Tahiti (et il n'y en n'a pas tous les jours !). Nous profitons un peu de l'équipage d'Appel d'Air, aussi au mouillage devant Fare. Ils font quelques menus travaux sur leur bateau (on en est tous là : toujours un truc à rafistoler ou à changer !). Nous profiterons de la réfection de leur cockpit en teck pour leur piquer de quoi refaire des bouts de joints de notre table de cockpit. Un petit coup de ponçage et elle est comme neuve !
Les discussions vont bon train : nous avons finalement décidé d'aller en Nouvelle Zélande cette année et ils nous suivraient bien (voire ils nous précéderaient pour mieux profiter des Tonga et des Fidji). En attendant, on les a presque persuadés de nous rejoindre une dernière fois aux Tuamotu mi juillet 

Jeudi matin, 4h30 : réveil très matinal. Il a plu toute la nuit et notre récupérateur d'eau nous a permis de remplir complètement les cuves (plus de 300 l récupérés !). Le temps est encore maussade mais c'est au sec que nous quittons notre mouillage pour la navigation qui nous ramènera vers Tahiti. La fenêtre météo est courte alors pas le choix des horaires !
La navigation commence doucement, à l'abri de Huahine. Puis le vent forcit ... 20 kt, 25 kt (Julien avait pris préventivement un ris dans la grand-voile), rafales 30/33 kt. La mer est agitée avec une houle courte mais Lotus passe bien les vagues.


Les 2 lignes sont à l'eau. Ça tombe bien : on voit pas mal d'oiseaux devant. On passe au milieu des oiseaux et ZZZZzzzzz un poisson !! En fait 3, mais on rejettera le plus petit, qui a réussi à se libérer du trident dans la jupe : qu'il vive pour devenir plus gros !
La nav reste agitée toute la journée. On attendra en vain la bascule annoncée du vent vers le N puis NW : mais bon N/NE c'est suffisant pour rejoindre le sud de Moorea avant la tombée de la nuit.
Dans l'après-midi, ZZZZZZzzzz, encore un poisson : une jolie bonite. La ligne de traîne a pris aussi mais le poisson s'est libéré. Décidément, c'est un jour faste !!
En fin de journée, nouvelle prise, mais cette fois, le poisson est trop gros : il emporte l'hameçon et casse la ligne. La ligne de traîne subit le même sort : le poisson a réussi à péter le trident !! Enfin, on ne va pas se plaindre, la pêche a été bonne aujourd'hui !
Et nous arrivons de jour à Moorea : mouillage Sud-Ouest vers Haapiti, pas très loin de chez Gilbert et Mimi, chez qui je mets à jour le blog pendant que Julien discute en buvant une bière



Programme à suivre : retrouver les Fakarêveurs sur Tahiti, faire quelques courses puis attendre à Moorea la fenêtre météo pour les Tuamotu où nous devons impérativement être avant le 17 juillet, date d'arrivée de nos baroudeurs préférés : Christophe et Marie-Pierre !!

mercredi 5 juin 2019

Raiatea, Bora Bora, Maupiti : whaou !!

Retardés par une météo peu engageante (du vent et beaucoup de pluie !!), nous ne sommes partis que le vendredi 24 mai de Tahiti. Avant le départ, passage obligé par la pompe pour un plein de gazoil (80 FCP en détaxé par litre, donc environ à 0,67 euros) et un plein d'eau aussi.
Nous partons donc à midi vers Moorea. Les conditions sont bonnes : le vent est bien orienté, de 15/20 kt et Lotus avance bien. Si bien que finalement, en arrivant vers Moorea, nous décidons de continuer vers Raiatea.


Après une nuit de navigation assez calme (il y a une énorme houle qui vient du sud mais la fréquence est longue, et elle applatit la houle du vent qui est opposée), nous arrivons au petit matin en vue de Raiatea. Julien devra se résoudre à allumer les moteurs à 4 M de la passe, le vent ayant disparu ! Nous remontons les lignes (bredouilles encore une fois) et rejoignons le mouillage d'Apooiti, au Nord Ouest de Raiatea, où nous attendent 6Gone et Zingaya ! Appel d'air n'est pas loin aussi, sur bouée, et Mirage bien sûr, dans la petite marina à côté.

Les retrouvailles se font bien sûr autour d'un apéro barbecue, suivi par un apéro à bord de Lotus où une partie de Time's up verra encore une victoire indiscutable des femmes. Bon, c'était la fête des mères ce jour là et ces messieurs prétendent avoir été "des gentlemen" ... Il faudra donc enfoncer le clou dans une future partie !


A noter que c'est le mois des anniversaires : celui de Aure sera "rattrapé" car déjà passé, celui de Grégoire, fêté dignement. Et d'autres arrivent ...


Ces quelques jours tranquilles au mouillage, avec une météo mitigée, nous ont permis de revoir Mirage et son équipage augmenté d'une petite Teani.
Nous partons le 29 mai vers Bora Bora à la suite de Zingaya. Il fait beau ... mais le vent est aux abonnés absents ! C'est donc au moteur que nous rejoignons le "joyau du Pacifique". Nous choisissons d'aller mouiller devant le motu Toopua et finalement, nous prenons une bouée car elles ont envahi la zone de mouillage autorisé. 10 minutes après, nous sommes accueillis par Francis, de la société Bora Bora mooring services qui s'occupe des bouées : 3000 FCP la journée, et, parce que nous ne sommes pas des charters, nous avons droit à des tarifs d'"amis" : 5000 FCP les 3 nuits, 10 000 FCP la semaine (pour info, c'est 30 000 FCP le mois). Ça c'est de l'accueil chaleureux : nous sommes à Bora Bora !

Espérons que les îles voisines ne se laisseront pas contaminer par cette façon de faire. Pour ce prix, il nous débarrasse de nos poubelles et nous informe qu'il y a un quai où l'on peut refaire le plein d'eau sur l'île.
Cela dit, le mouillage est superbe, l'île magnifique, la couleur de l'eau paradisiaque et à 30°C : on n'est pas malheureux ! Un apéro sur Lotus avec Zingaya et Appel d'air, finira de nous consoler.


Le lendemain, c'est baignades, CNED (Violette râle car les autres ont fini leur année ... c'est ça de prendre un mois de vacances en France !) ... Après un passage par le site où les raies pastenagues et les requins pointes noires ont l'habitude de se faire nourrir, nous partons avec Zingaya vers l'extérieur de la passe. Les fonds sont jolis mais la faune est timide.

 


Un bateau d'excursion est sur bouée non loin. Nous nous approchons au moment où il repart et nous accrochons à sa bouée : les requins sont là ! Sous nos palmes tournent 3 requins citrons et une vingtaine de requins pointe noire. Les filles hésiteront un moment à nous rejoindre puis Violette se décidera quand même. C'est que ça impressionne quand même les requins citrons !


L'après-midi sera reposant : sieste à bord ! Et le soir, on discute de la navigation suivante et surtout de la destination : Maupiti et sa passe !


Dans les guides, il est préconisé d'entrer le matin tôt car le courant est toujours sortant et il est plus fort ensuite. Mais Maupiti n'est qu'à 30 M de Bora Bora : si on part le soir, il faut se traîner toute la nuit pour ne pas arriver de nuit ! Zingaya est d'avis de partir tôt le matin et passer en fin de matinée ... on hésite, mais pourquoi pas ?
C'est donc à 6h du matin que nous partons
en direction de Bora Bora. Le vent est suffisant pour avancer : 10 à 15 kt d'Est.  Zingaya a finalement décidé de partir de nuit pour arriver au petit matin !

Nous envoyons le spi, dont la chaussette nous donnera encore du fil à retordre mais qui fera son office : nous arrivons à 10h30 devant la passe de Maupiti.
La passe a l'air plutôt calme : ça brise à droite, il y a des remous mais elle est très bien balisée. Allez, on met les 2 moteurs à 2000 tours et on y va ! Le courant sortant est de 3 kt, nous avons donc le temps d'admirer le passage entre les 2 motus. Voilà, nous sommes entrés dans le lagon ! On peut l'avouer, on craignait un peu cette passe réputée pour être parfois impraticable . Mais les conditions météo étaient bonnes et dans ce cas, c'est une passe comme une autre. Julien précise quand même qu'"on devine sans mal le potentiel dantesque en cas de mauvais temps ou grosse houle !".


Le mouillage juste après la passe est calme et magnifique. Pour nous, c'est baignade, CNED (eh oui, on avance mais ce n'est pas fini encore ! Au programme aujourd'hui, l'enregistrement de la fable de La fontaine : le loup et l'agneau). Pendant ce temps, Julien est devant Roland Garros (c'est trop cool d'être dans les îles françaises !)

Nous attendrons ici Zingaya et Appel d'air qui arrivent au petit matin, après avoir pris un grain dans la nuit. Le drône est pratique pour les regarder passer sans encombre la passe : photo souvenir (Zingaya en premier plan, Appel d'air en tout petit derrière).

Nous faisons le tour du motu de la passe pour nous dégourdir les jambes et profitons ensuite d'une bonne baignade.




Le lendemain, nous nous rapprochons du village car l'envie de grimper dans les hauteurs nous titille (enfin surtout les adultes et nous traînerons nos petits "boulets" derrière nous !). Nous mouillons dans 3/4 m d'eau mais elle est trouble : on ne voit pas le fond, constitué principalement de sable. Nous ne resterons que le temps de notre randonnée musclée : il y a des cordes pour certains passages où on passe en mode escalade. Pas simple avec les louloutes et on ne force pas la chance : vous avez déjà entendu parler de l'hôpital de Maupiti, non ? Normal, il n'y en n'a pas !


Pour le départ de la rando, il faut partir à droite du débarcadère (où il y a la poste) et tourner à gauche après le "Maupiti massage". 2 chemins balisés : rouge ou blanc/jaune. Nous avons suivi le rouge.

Le soir, une partie de Time's Up se jouera sur Lotus (autour d'un apéro bien sûr) : les garçons (Grégoire de Zingaya, Seb d'Appel d'air et Vincent son père, et Julien) contre les filles (Sophie de Zingaya, Cathy d'Appel d'air et Minou sa belle-mère, et moi). Devinez qui a gagné ? Mais les garçons nous ont quand même donné du fil à retordre ! 
Lundi, nous continuons vers l'aéroport et les 2 hoas voisins (dans l'un deux se trouve le "jardin de corail" : nous allons aller jeter un coup d'oeil :). Appel d'air, dont le tirant d'eau est de 2,20 m, se met dans notre sillage. Le sondeur ne descendra pas sous 3,40 m.



Le mouillage n'est pas dans l'axe de piste mais on est proche. La baignade dans les hoas sera finalement assez décevante : l'eau est chaude, il y a des poissons mais la visibilité est médiocre et les coraux assez ternes. Eh oui, on devient difficile à la longue !
Finalement, le mouillage près de la passe, où l'eau était cristalline, était le plus beau : qu'à cela ne tienne, nous y retournons tous illico. Arrivés là-bas, Lotus mouille, Zingaya vient à couple à tribord et Appel d'air à bâbord. Pas besoin d'annexe ce soir pour passer une bonne soirée tous ensemble !!





Mardi 4 juin, c'est l'heure du départ et des séparations : Appel d'air reste à Maupiti pour en profiter encore quelques semaines, Zingaya retourne vers Bora Bora quelques jours avant de rentrer sur Raiatea où ils laisseront le bateau (départ définitif dans 15 jours !). Et nous ? Après quelques hésitations, nous les accompagnons à Bora Bora pour revoir 6Gone qui y fait son dernier stop avant son départ vers l'Ouest. Nous profiterons aussi un peu plus de Bora Bora cette fois.

La navigation retour vers Bora Bora sera plus longue qu'à l'aller : normal avec le vent de face ! Il a fallu tirer un bord ... et Zingaya, parti 10 min devant nous est arrivé ... 10 minutes devant ! L'essentiel était d'être là à l'heure : pour l'apéro sur 6Gone bien sûr !!