dimanche 4 novembre 2018

Une journée magique (Tahaa)

Position : mouillage devant le motu Tautau dans le lagon de Tahaa.
Date : 3 novembre 2018
6h30 : la journée commence bien : le vent s'est enfin calmé et le plan d'eau est calme, sans courant. Le mouillage devient paradisiaque !! Je ne résiste pas à l'appel de l'eau et je pars nager avant le petit déjeuner. Je croiserai des jolis poissons colorés, une raie pastenague et une petite tortue peureuse.
Les filles et Julien se lèvent tranquillement : petit déjeuner, télé (on la reçoit parfaitement !) ... l'heure de l'école approche ... mais il fait beau ... et chaud !! 
Un petit vol de drône parce qu'une photo vaut bien mieux que tous les discours (l'île qu'on aperçoit sur l'horizon est Bora Bora) :
Allez tout le monde dans l'annexe et direction le jardin de corail qui se trouve entre le motu sur lequel est installé l'hôtel de luxe, et le deuxième motu. Julien (qui lutte contre une otite) et Lilas (qui ne veut toujours pas mettre la tête sous l'eau) resteront sur la plage, à se baigner dans 40 cm d'eau. Forcément, l'eau est vraiment chaude avec cette profondeur !


Violette et moi prenons le petit chemin ombragé pour rejoindre le début de la "rivière de corail" : on se met à l'eau au début de chenal entre les 2 motus et on se laisse dériver avec le courant, au milieu de patates de corail peuplées de poissons pas farouches !
Certains approchent tellement près que mes photos sont floues !
Il y a aussi de magnifiques anémones, peuplées de jolis petits poissons noirs et blancs. Les couleurs sont époustouflantes.

Il faut juste donner quelques coups de palmes pour éviter certaines patates de corail.
Cette baignade à la dérive est magique : on en prend plein les yeux. Violette aimera tellement que nous ferons un 2ème tour de manège


Après une baignade dans le bouillon près de l'annexe, retour sur le bateau pour le repas de midi : avocat et omelette, en dessert : bananes flambées !


L'après-midi, il fait chaud, on reste à l'abri du bimini dans le cockpit de Lotus.
Lilas joue, Julien sieste dans son hamac et je fais école à Violette ! Enfin pas la journée entière : nous arrivons à la fin du module 2 et nous commençons les évaluations. Ecriture et lecture aujourd'hui ... puis baignade, et encore baignade et encore baignade ... goûter et baignade. Nous avons rempli la petite piscine de Lilas qui barbote dans de l'eau très chaude.
 Il n'y a plus de vent du tout : le plan d'eau se transforme en miroir !


Je pars nager et je retrouve non loin ma tortue du matin qui cette fois me tolèrera et passera à portée de main ! Je ne la touche pas bien sûr : on ne regarde qu'avec les yeux, c'est tellement beau !
Je jette un coup d'oeil à  Lotus ... et la lumière du soleil qui va bientôt se coucher le rend encore plus beau ... j'aurais bien immortalisé cela ! Qu'à cela ne tienne : je reviens vite et je sors le drône. C'est beau !! Je tourne autour de Lotus, j'attends le coucher du soleil quand Julien s'exclame : "une raie manta !!" Où ça ? Où ça ? Je cherche avec le drône et coup de chance, la raie passera près de Lotus. Une photo magique !! L'eau est tellement claire et tranquille qu'on la voit parfaitement ! Elle s'éloigne majestueusement . Quel coup de chance d'avoir eu le drône en l'air !



Pendant que je me baigne une dernière fois, Julien et Violette partent faire un tour en annexe Violette conduira un peu : aucun risque, nous sommes seulement 2 bateaux au mouillage !

Quelle belle journée ! Nous l'apprécions à sa juste valeur : exceptionnelle. C'est pour des journées comme celle-là que nous avons choisi cette vie nomade.

Ce matin, nous avions hésité à bouger pour aller jusqu'à Uturoa, à Raiatea. Finalement, on ne bougera pas. Les amis (Fakarêver et Awa) devraient nous rejoindre sur ce mouillage fabuleux. Cela promet de belles soirées autour ... d'un apéro bien sûr 
J'allais oublier de vous mettre mes deux plus belles photos du coucher de soleil

Hawaiki Nui, une course mythique !

Mardi 30 octobre, nous avons assisté à la cérémonie d'ouverture de l'Hawaiki Nui, sur la place du village de Faré à Huahine. Toute la population de Faré est là, tous les rameurs, les officiels ... Après les discours (en français et en tahitien), un énorme repas tahitien était servi à tous : poisson cru et cuit, légumes pays cuisinés à toutes les sauces, bananes et autres desserts ... La population de Huahine n'avait pas fait les choses à moitié !

Les va'a, qui sont pour la plupart arrivés par bateau ces derniers jours, étaient entreposés devant la plage : l'occasion de faire des photos de ces embarcations qui vont partir en pleine mer demain.
Ils ont tous été pesés avant la course : un va'a pèse souvent entre 140 et 150 kg. Des poids sont alors ajoutés (on pourra les déplacer selon le centrage désiré mais en aucun cas les enlever bien sûr) pour atteindre le poids minimum : 150 kg. Leur présence est vérifiée à chaque arrivée.


Nous voyons passer les rameurs au milieu du mouillage pour leurs derniers entraînements. Violette et Héloïse s'en approcheront en canoë.
L'ambiance est festive, les rues animées et décorées. Nous profitons du marché pour acheter des avocats énormes, des mangues juteuses, des ananas, des bananes, des citrons ...

La veille, il y a eu un grand concours de pêche : le premier prix allait à celui qui avait pêché le plus gros poisson (5,2 millions de FCP à la clé ! = plus de 42000 euros !). Il y a avait donc beaucoup de pêcheurs motivés : 159 bateaux ont participé ! Le concours se déroulait de minuit à 16h et certains ont ramené des espadons énormes ! Nous étions là pour la pesée, après un repas pris avec l'équipage de Fakarêver à une roulotte du bord de quai, ... mais malheureusement, les poissons étaient pesés sans qu'on arrive à les voir ! Le gagnant a pêché un haura de 207,5 kg d'après le journal.
Nous espérions aussi pouvoir acheter du poisson à déguster à bord ... mais échec aussi. Finalement, le lendemain matin, nous achèterons 2 belles bonites à des pêcheurs venus assister à la course : ils vendaient leur pêche du transit Tahiti – Huahine. Mais quels leurres utilisent -ils ? Parce que nous, aucun poisson n'a mordu pendant notre navigation !





Première étape : Huahine – Raiatea : 44,5 km !
Mercredi 31 octobre, réveil matinal : le plan d'eau s'agite. Les premiers va'a vont se mettre en place dans la zone de départ, les plaisanciers s'agitent aussi : certains sortent du lagon pendant qu'ils le peuvent encore (les passes seront interdites pendant le départ), d'autres s'installent dans leurs annexes.
Ceux là sont courageux car il fait un temps de gueux : pluie et vent ce matin ! L'équipage de Fakarêver fait partie des annexes qui seront aux premières loges. Sur Lotus, nous préférons rester abrités et nous ne sommes pas mal placés pour voir passer les va'a dans le lagon.
Le départ est donné vers 7h30 : les 16 va'a des vétérans s'élancent. 5 minutes plus tard suivront les seniors.
Les photos ne sont pas faciles : il faut essuyer l'objectif sans arrêt ! Le soleil finira par pointer le bout de son nez ... à la fin du départ !
A signaler qu'une pirogue s'est retrouvée coincée sur la grosse balise devant nous : poussée par les autres (petit embouteillage), le balancier d'un côté, la pirogue de l'autre, elle a eu bien du mal à se sortir de là !


Au bout de 40 minutes, plusieurs va'a chavirent. Nous suivons la course sur la VHF marine et c'est l'émotion : un va'a est en passe de couler ! Les bateaux suiveurs réussiront à la sauver et la remorqueront jusqu'à Raiatea. Leur équipage pourra ainsi participer à la prochaine étape. Au bout de 45 minutes, les bateaux suiveurs sont autorisés à ravitailler leur va'a. Ils doivent ensuite récupérer les bouteilles jetées à la mer (des épuisettes ont été distribuées et un prix sera remis à celui qui aura ramassé le plus de bouteilles !).


De notre côté, nous récupérons Violette, qui avait passé la nuit sur Fakarêver, après une partie épique de Time's Up ayant opposé les femmes aux hommes. Ils ont gagné de peu ... grâce à une mauvaise foi toute masculine bien sûr :)

Vers 10h30, nous appareillons, cap sur Tahaa. Nous reviendrons à Huahine, c'est sûr ! Son charme a opéré sur nous. Le bord de mer à Faré est très joli et il y a même une jolie plage : jugez plutôt (la) petite fille à côté de Violette est une amie, du catamaran Yuna).

Le vent est arrière et nous sortons notre petit spi. La navigation sera désagréable : une grosse houle bien agitée nous secoue. On plaint les va'a qui ont dû bien se faire ballotter !
Cela dit en passant, ils ont été bien plus rapides que nous : le premier est arrivé en 3h20 ! Nous mettrons plus de 4 h à atteindre la passe Nord de Tahaa ... d'ailleurs, nous y arrivons en même temps qu'un autre cata. Mais ... c'est Mirage !! Ils vont au chantier de Raiatea pour entretien.
Nous passons par le Nord de Tahaa pour rejoindre notre mouillage devant le motu Tautau. (je vous ai mis une croix sur la carte ci-contre). C'est le motu où est installé le seul hôtel de luxe de Tahaa (avec bungalows sur pilotis) Le temps est maussade et nous n'apprécierons pas vraiment ce tour de Tahaa : on n'y voit rien sous les averses ! Le mouillage est agité : du vent, un gros clapot ...

1er novembre, 2ème étape : Uturoa (à Raiatea) – Patio (à Tahaa): 26 km.
Cette étape est sympa pour les rameurs car elle se passe intégralement dans le lagon puisque Raiatea et Tahaa partage le même lagon ! Une course junior et une course féminine a lieu aussi ce matin, mais du mauvais côté du lagon pour nous. Par contre, la course principale doit passer devant nous ... mais loin !
Les va'a longent la côte pour rester à l'abri du vent (ça souffle toujours, avec passage de grains réguliers) et du clapot. Je mets le drône en l'air mais nous sommes trop loin. Les vétérans passent puis nous voyons arriver au loin le gros du troupeau. Je retourne le drône pour une photo de notre mouillage avant de le reposer.
Allez, dans l'annexe, on va essayer de se rapprocher ... en fait c'est une très mauvaise idée : le plan d'eau est super agité par tous les bateaux suiveurs. On croise les sillages pour se mettre au milieu ... je suis contente que les filles soient restées sur Lotus, en sécurité, parce que c'est limite : un vrai bouillon !
L'annexe est ballottée et nous voyons à peine les va'a, qui longent la côte. Prendre une photo devient épique et dangereux. C'est l'échec !


Le 2 novembre, 3ème et dernière étape : Tahaa - Bora Bora 58,2 km.
La course repart de Patio (nord de Tahaa) vers Bora Bora, en repassant devant nous. Nous traversons pour aller jusqu'à la côte, avant le passage des va'a. Nous commençons par nous accrocher à une bouée près de la côte ... les vétérans arrivent et passent à droite et à gauche !! Oups !
Nous dégageons avant l'arrivée des seniors (beaucoup plus nombreux !) et allons nous amarrer à un ponton pour ne pas les gêner. Nous sommes cette fois aux premières loges et je peux faire de jolies photos !! Sur l'une, on peut même apercevoir Lotus, en arrière plan.
8h30, ça y est, c'est fini, la course est passée ! On leur souhaite bon courage et on continue à les suivre à la télé.

Ils arriveront, 4h11 plus tard, dans le magnifique lagon de Bora Bora. Les derniers mettront plus de 6h mais terminer cette course est déjà une victoire ! Nous ne suivrons pas la course jusqu'à Bora Bora nous préférons prendre notre temps pour découvrir Tahaa et Raiatea.

En fait, avec Julien, on se dit que l'année prochaine, on terminera notre aventure polynésienne en suivant de nouveau l'Hawaiki Nui, mais cette fois en suivant les pirogues pendant les étapes en pleine mer et en allant jusqu'à Bora Bora. On fera les arrivées, après avoir fait les départs ! L'ambiance qui règne tout au long de cette course nous a beaucoup plu. C'est l'enthousiasme général, tout le monde participe et les escales sont superbes ! Le va'a est LE sport du pays et les tahitiens en sont très fiers. Des italiens, des vendéens, des hawaïens, des kanaks, des néo-zélandais étaient venus se mesurer aux équipes tahitiennes ... sans réel espoir de les battre : les tahitiens ont le va'a dans le sang, ils ont le sens de la mer et ils semblent taillés pour ce sport. Imbattables !!

Avis aux amateurs, qui auraient envie de suivre cette course exceptionnelle : rendez-vous l'année prochaine à bord !




lundi 29 octobre 2018

Huahine, plage, soleil et sable chaud

Le départ vers Huahine se fait en douceur : 10 à 15 kt de vent, la mer est calme derrière Moorea. Bon, le vent est censé venir de l'Est et notre spi est gréé en conséquence ... mais finalement il est plutôt Sud Est ! Il faudra attendre un bon moment pour qu'il tourne un tout petit peu dans le sens attendu. Enfin la navigation est paisible : le vent tombe un peu dans la nuit (avec 5 kt, le spi se dégonfle et on se traîne à 1 à 2 kt pendant mon quart avant de retrouver un peu de vent).
Il y a 70 milles à faire : nous craignions de les faire trop vite et d'arriver encore de nuit à la passe : on est vite rassuré à ce sujet !

Julien met les lignes à l'eau le soir et le matin ... mais rien !
Côté ennuis :
- les feux de navigation (rouge et vert à l'avant) ont refusé de s'allumer à la nuit tombée ... Après une petite beigne thérapeutique, le feu vert a retrouvé son éclat ... mais pas le rouge ! A réparer !
- je reprends le quart vers 6h du matin ; mer bien formée, vent presque plein arrière, 18/20 kt stable ... et là j'entends un drôle de bruit ... je lève le nez ... zut alors : le spi s'est déchiré tout en haut et la déchirure descend ... Le temps de prévenir Julien et de l'affaler, la toile s'est déchirée le long des 2 coutures, quasi jusqu'en bas ! Pffff, fragile ce spi ! On verra avec un voilier si cela vaut le coup de le réparer !

L'arrivée sur Huahine par la passe Avapehi se déroule sans encombre et on mouille un peu plus au sud. Le mouillage est joli mais venté et avec un courant terrible. C'est d'ailleurs lui qui gagne face au vent et nous nous retrouvons dos au vent au mouillage ! Nous n'avons pas l'habitude de ne pas être à l'abri du vent dans notre cockpit ! Le courant est tel que la baignade, sans être attaché au bateau, n'est pas possible.
L'équipage délibère et décide de chercher un mouillage plus tranquille. Nous descendons le lagon de Huahine, cherchant un joli coin ... et nous irons tout en bas : dans la baie d'Avea où nous rejoignons quelques bateaux. Le mouillage est bon, sur un plateau de sable et il y a un joli hôtel juste à côté avec une plage au sable doux aux pieds (pas si courant en Polynésie !).
Nous tentons sans y croire l'installation de l'antenne télé et ... mais oui, on capte !! Enfin ce sera de courte durée : le soir, pas moyen de retrouver le signal ! Pas de météo, pas d'infos ... finalement ce n'est pas essentiel
Nous bougerons deux jours après pour aller dans le sable plus clair : 20 à 40 cm d'eau sous les quilles selon la marée

Nous resterons à profiter de ce joli mouillage pendant une dizaine de jours. Les journées sont remplies :
- école pour Violette, un peu pour Lilas

- baignades multiples
- canoë
- plage (celle du relais Mahana, avec de l'ombre, du sable blanc, des transats ... et le wi-fi !!)
- restaurant de l'hôtel (bon et raisonnable)
- happy hour à l'hôtel
- baignade dans la piscine de l'hôtel : petite mais très chaude, et très traitée : les cheveux de Violette n'y résisteront pas étant données les heures qu'elle y passera. De jolis reflets verts apparaîtront !
- petite marche (jusqu'au Marae Anini, pas très loin)
- rencontres sympas, avec des touristes de passage : Violette se fera des copines à qui elle devra dire au-revoir assez vite hélas ! Inès, Shanaelle, Mathilde, Charlotte ...
- photos sous-marines : juste devant l'hôtel, il y a du corail avec beaucoup d'anémones, des poissons clown ... et sous le bateau, des raies pastenagues et léopards.
- sauts du ponton : plongeons, saltos, lancer de louloutes ...



Vendredi 26, nous nous décidons quand même à remonter vers Faré, le village principal : nous arrivons à court de fruits et légumes, et nous avons loué une voiture pour samedi. Ensuite, ça ne sera plus possible : elles sont déjà toutes louées pour l'Hawaiki Nui !

Le village est sympa : le yacht club a un joli ponton pour accrocher l'annexe et sa terrasse sur la mer, avec un sol de corail, est très accueillante. Son "happy hour" avec la bière pression Hinano à 200 FCP est une bonne surprise.
Le tour de l'île se fera en partie sous la pluie. Nous passerons par tous les endroits "à voir" : nous longerons le lac Fauna Nui, au nord de l'île (étendue d'eau saumâtre qui ne mérite pas de s'y arrêter). Nous jetterons un coup d'oeil au passage du pont (sous la pluie !) aux pièges à poissons (fabriqués en pierre dans une rivière). Ensuite, le marae Manunu au nord ne passionnera pas les louloutes ... c'est l'occasion de voir la côte Nord où le lagon est inexistant.
Nous irons ensuite faire une petite ballade le long de la plage de l'ancien hôtel Sofitel (qui a été soufflé par un cyclone). A priori, il y a là un joli jardin de corail à voir ... mais le temps bien gris ne nous incite pas à la baignade.
Nous continuons donc vers une petite galerie où expose une artiste installée ici : Melanie Shook Dupre. Ses toiles sont très belles, jugez plutôt ... il y aurait de la place dans le bateau, je me serais sûrement laissée tenter !


L'étape suivante est un arrêt sur le bord de la route, toujours sous la pluie, pour prendre une pirogue vers la ferme perlière qui est posée sur un massif coralien. Après une explication rapide (plus succincte que celle que nous avions eu à la ferme perlière de Rangiroa), nous avons eu le temps de flâner dans la boutique qui expose aussi des poteries. Pas d'achat car je suis déjà bien pourvue côté perles. Les propriétaires sont installés sur le motu à côté ... enfin ils ont déménagé dans un faré posé sur l'eau, chassés par les moustiques qui pullulent le soir à terre (eh oui, le paradis a son revers !)
Un peu plus loin, vers le village de Faie, nous faisons le stop traditionnel pour essayer d'apercevoir les anguilles sacrées. Pas de photos : l'eau est trouble à cause de la pluie et même si on aperçoit les anguilles, on n'a pas vu leurs yeux bleus !

En suivant la route, nous passons par le point de vue du Belvédère, puis par le pont qui relie les 2 îles (Huahine Nui, la grande, et Huahine Iti, la petite), toute la côte Est ... c'est sauvage, joli ... mais on a faim !! Nous zappons la culture de la vanille ou la maison du paréo pour aller pique-niquer au bord de la plage du marae Anini. Pendant que Julien sieste sur la plage, je pars palmer pour admirer le jardin de corail juste devant.
Nous jetons un coup d'oeil à la baie d'Avea en passant et le retour est paisible. La route est belle (et très bien entretenue : l'île est propre, les bordures de route tondues ...). A Faré, nous en profiterons pour faire des courses au super U (grand, avec des prix très raisonnables). Nous avons aussi fait le plein de fruits au petit marché local, présent dans LA rue du village. Avocats, bananes, mangues, tomates ... on va se régaler !

Dimanche, Violette se motive et fait une journée d'école : elle est bien inspirée puisque Fakarêver arrive dans l'après-midi et elle retrouve sa copine Héloïse. Nous fêtons nos retrouvailles à l'happy hour du Yacht Club avant de rentrer à bord pour une soirée pyjama bien sûr!

Lundi, c'est concours de pêche (de minuit à 16h). Les photos dans le prochain article :)
Je finis par 2 photos de notre mouillage (pour l'instant tranquille) devant Faré.